CRONULLA, AUSTRALIE, Décembre 2005 : à Cronulla, banlieue de Sydney, des heurts opposent des résidents australiens à des jeunes originaires du Moyen-Orient.

 

CRONULLA, AUSTRALIE, Décembre 2005 : à Cronulla, banlieue de Sydney, des heurts opposent des résidents australiens à des jeunes originaires du Moyen-Orient. En cause : la tenue vestimentaire des femmes à la plage. Les jeunes musulmans se mettent à passer des appels téléphoniques aux jeunes Libanais et Arabes et les invitent à se rassembler et se battre contre les Australiens. Pendant plusieurs jours, la violence déchire les deux camps.

Les cinq années que le père Melhem Haikal a consacrées au dialogue interconfessionnel parmi les immigrants vont s’avérer payantes quand on fait appel à lui pour faire retomber une émeute dans sa patrie d’adoption, l’Australie.

« Je suis un prêtre libanais qui défend la paix avec chaque personne que je rencontre », dit le prêtre Melkite qui vit désormais à Sydney.

« Le gouvernement australien a accueilli les immigrants du monde entier par respect des droits de l’homme, explique-t-il, mais il y a parfois des heurts entre les traditions. Pour la FPU, il n’y a pas de différence qui tienne entre les hommes ; la mentalité du gouvernement australien est aussi de traiter chacun sur un pied d’égalité. » Le gouvernement encourage le dialogue entre chrétiens et musulmans et soutient les groupes interconfessionnels avec des subventions.

« Le gouvernement a dépêché la police pour résoudre les problèmes sur la plage et a sollicité notre aide à tous, particulièrement nous, les responsables, précise Haikal. Nous partions déjà d’une base de connaissance mutuelle et d’amitié. Nous avons tenu une réunion avec les responsables musulmans pour les inviter à appeler les jeunes à cesser leurs plans et ils ont joué un grand rôle pour que tout rentre dans l’ordre. Ils ont invité tout le monde à la mosquée pour dénouer les problèmes, faisant appel au désir de sécurité de tous dans la communauté. Ce sont les chefs religieux qui ont joué un rôle majeur. La solution de nombreux problèmes est entre leurs mains. »

Dans l’environnement urbain interculturel de l’Australie, le père Haikal dit aux gens : « Nous sommes tous des frères et sœurs en un même Dieu, qui est un Dieu d’amour et le Père de chaque être humain sur la terre. » Ses yeux sombres s’éclairent en parlant de son rêve : que toutes les nations se retrouvent et se respectent en s’attachant aux valeurs que toutes les cultures tiennent en estime.

Voilà plus de cinq ans qu’une société islamo-chrétienne est active à Sydney. Elle a commencé avec cinq responsables et le nombre de participants aux réunions monte désormais jusqu’à cinq cents, voire mille. Outre les réunions mensuelles, deux à trois conférences se tiennent chaque année. Des Libanais d’origine musulmane ou chrétienne se retrouvent dans ce groupe. Ils se rassemblent pour des activités sociales et accueillent les immigrants de diverses nationalités. Le dialogue tient une bonne place dans les rencontres, se concentrant sur les valeurs et la collaboration pour planifier des événements.

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