TIBERIAS, ISRAEL : Au quartier général des Druzes qui surplombe la Mer de Galilée, un théologien juif s’est incliné pour embrasser le tombeau de Jethro, le beau-père de Moïse. Le Dr Shuki Ben Ami a expliqué qu’il honorait ainsi la personne à laquelle les Druzes font remonter leur origine, « car elle représente aussi les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans ».

TIBERIAS, ISRAEL : Au quartier général des Druzes qui surplombe la Mer de Galilée, un théologien juif s’est incliné pour embrasser le tombeau de Jethro, le beau-père de Moïse. Le Dr Shuki Ben Ami a expliqué qu’il honorait ainsi la personne à laquelle les Druzes font remonter leur origine, « car elle représente aussi les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans ».

Cela se passait à Tibériade, ville de la rive gauche du Lac de Galilée, lors d’une conférence internationale de dirigeants du 29 au 31 octobre. Le Dr Ben Ami était parmi les 10 juifs, 10 chrétiens, 10 musulmans, tous leaders, venus d’Israël pour se joindre à un groupe de 88 druzes : des professeurs, des enseignants, des cheiks et diverses professions. La réunion était placée sous les auspices du Cheik druze Moafak Tarif, lequel croit en un socle commun qui unit les croyants. « Les guides religieux doivent être des messagers de paix, a-t-il dit à l’assemblée et ne pas mettre en avant ceux qui déforment la religion ou en abusent. »

La conférence était une présentation générale des principes et programmes de la FPU, l’accent étant particulièrement mis sur la vision de créer « une seule famille en Dieu ». S’exprimant en hébreu, que tous les druzes comprennent, le secrétaire général de la FPU en Israël, Hod Ben Zvi, a donné la présentation d’ouverture : « une vision d’une seule famille en Dieu » Taj Hamad, parlant en Arabe, a donné une présentation sur le monde spirituel et l’importance d’une vie religieuse. Parmi les autres présentateurs, citons le Dr S.J. Lee, le Dr Antonio Betancourt, Mel Haft, et le révérend Michael Jenkins.

Entre les sessions, il y avait des occasions de débattre. Beaucoup de délégués souhaitaient poser des questions et exposer leurs vues. L’esprit était élevé, amical et ouvert. Le Père Dimitri Musa, chef de la communauté orthodoxe chrétienne du village d’Abu-Snan (où les Druzes sont majoritaires) a déclaré : « Depuis mon enfance, je demande à Dieu d’être proche de moi. En vous regardant, c’est Dieu que je trouve en chacun de vous. Etre en compagnie d’imams, de cheiks, de prêtres, je dirais que c’est comme siéger en tête-à-tête avec moi-même, car nous sommes uns. Je puis voir que nous pouvons vivre ensemble comme personnes de différentes religions, parce que Dieu est un. Nous devons nous unir dans le Jardin de Dieu en quittant cette terre. »

Nous avons visité le quartier général des Druzes. Et là, leurs lettrés nous ont expliqué que selon leur tradition, Moïse a demandé à Jethro, bon organisateur et gestionnaire, d’aller avec lui à Canaan et d’être « nos yeux pour voir devant. » Les Druzes n’ont pas de textes sacrés imprimés ; les prêtres passent des années à étudier des notes manuscrites et doivent observer des règles strictes.

Le Cheikh Samih Naif Natur, rédacteur en chef du magazine Druze El Amana, a parlé des racines druzes au Caire, où la méthode d’unification Dar al-Hikwa (la Maison de la Sagesse vit le jour il y a mille ans. « La lumière du savoir et de l’unification y brûlait ; cette conférence n’est qu’une autre étape. »

« Quand la relation est personnelle, elle va au-delà des barrières, a dit un ancien juge de district. Nous croyons tous en un seul Dieu. Nous avons beau être différents, nos principes de base se rejoignent. »

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