Plus de 300 responsables religieux, politiques et de la société civile se sont réunis au siège de l'Organisation des Nations unies, à New York, le 2 décembre, pour célébrer le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et s’interroger sur la possibilité de mieux répondre à une nouvelle vague de violations des droits de l’homme dans le monde entier. 

Plus de 300 responsables religieux, politiques et de la société civile se sont réunis au siège de l'Organisation des Nations unies, à New York, le 2 décembre, pour célébrer le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et s’interroger sur la possibilité de mieux répondre à une nouvelle vague de violations des droits de l’homme dans le monde entier. L’événement était parrainé par les missions permanentes de quatre pays – la Guinée, l’Éthiopie, le Kenya et le Népal – et coordonné par le bureau de liaison de la Fédération pour la paix universelle auprès des Nations unies.

 

 

L’événement était intitulé : « Coopérer à la protection de la dignité et des droits de l’homme ». Cela reflète une prise de conscience aux Nations unies : en plus du travail de l’ONU et de ses États-membres, la « diplomatie parallèle » (Track II diplomacy) monte en puissance pour mobiliser les acteurs non étatiques, notamment les guides religieux, les ONG et d’autres représentants de la société civile. Lors du récent sommet sur la « culture de la paix » le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, a déploré la « persistance navrante » des discriminations religieuses et du racisme, ajoutant que pour une paix durable, les individus, les groupes et les nations doivent arriver à se  respecter et se comprendre mutuellement – et le dialogue interreligieux est crucial pour y arriver. 

« Le dialogue interreligieux est absolument nécessaire, cela va de soi, devait déclarer le co-président de séance, M. Anwarul Chowdhury, ancien sous-secrétaire général et haut représentant de l’ONU. Si 2009 doit vraiment être l’année de la coopération interreligieuse, l’ONU a un besoin urgent de représentants religieux au plus haut échelon du Secrétariat. »

S.E. Paul Goa Zoumangui, de la Mission de Guinée, a appelé les responsables religieux à aller de l’avant pour enseigner les questions relatives aux droits de l’homme dans leurs communautés et à s’assurer que les droits de tous – pas seulement un échantillon – soient honorés. S.E. Madhu Raman Acharya du Népal a approuvé. « L’ONU chérit la paix par dessus tout et la défense des droits de l’homme est  un de ses buts les plus élevés. L’ONU ne saurait permettre au choc des civilisations d’entrer dans les faits. »

Le Dr Hyun Jin Moon, co-président de la FPU, a parlé des attentes entourant la nouvelle administration Obama aux États-Unis et le vœu de nombreux pays que les États-Unis adoptent une nouvelle posture dans les relations internationales. « C’est donc le bon moment pour les Nations unies de réfléchir à leurs propres stratégies et politiques pour créer la paix, a-t-il dit. Si le mobile des atrocités récentes à Bombay en Inde devait se révéler religieux autant que politique, il faudra se rendre à l’évidence : la religion est devenue un des plus grands enjeux de paix auxquels l’ONU doit faire face. » 

Scott Garrett, un élu américain de la 17e circonscription du New Jersey, a lui aussi invité les Nations unies à une vigilance renforcée sur les droits humains. Tous les droits, humains comme divins, proviennent de Dieu, et les Nations unies, ainsi que tous les gouvernements, ont le devoir de protéger ces droits », a-t-il dit. 

« Certains contesteront cette position, mais alors voyons l’alternative, a-t-il poursuivi. Si les droits de l’homme ne viennent pas de Dieu, alors ils ne viennent que de l’État. Et comme le rappellent sans cesse mes électeurs, dont beaucoup sont ressortissant de pays ayant un lourd passif pour les droits de l’homme, les États, régis comme ils sont par des êtres humains imparfaits et déchus, sont souvent les pires agresseurs. Les Nations unies ne doivent pas se contenter de mots creux sur l’importance des droits de l’homme mais s’appuyer sur leur autorité pour demander des comptes à leurs États membres. »

Parmi les guides spirituels de différentes religions, de sikhs, des bouddhistes, des hindouistes, des juifs, des musulmans, des chrétiens et nombre de groupes plus réduits. « Il faut une vraie tolérance, on ne doit pas seulement supporter l’autre mais créer des liens intimes, a dit le rabbin Michael Weisser de Flushing. Les droits humains et religieux sont pour tous, pas seulement pour ceux qui sont comme nous. »

 

Actualités de l'ONU

Aller au haut
JSN Boot template designed by JoomlaShine.com