« La société des nations fut créée après la première guerre mondiale et les Nations Unies après la deuxième guerre mondiale. Après la guerre froide, il fallait réformer en profondeur la structure existante et mieux encore, faire du neuf. »

« La société des nations fut créée après la première guerre mondiale et les Nations Unies après la deuxième guerre mondiale. Après la guerre froide, il fallait réformer en profondeur la structure existante et mieux encore, faire du neuf. »

Ce n'est ni un rebelle ni un jeune idéaliste inexpérimenté qui veut bouleverser ainsi nos institutions internationales. Boutros Boutros-Ghali, un des esprits les plus brillants de notre temps, qui va sur ses 87 ans, a tenu ces propos fougueux devant un auditoire de 120 personnes réunies pour un banquet au 7e étage du siège de l'UNESCO à Paris, le 31 mars 2009. L'événement était organisé par la Fédération pour la paix universelle avec le parrainage des Délégations Permanentes d'Oman, d'Éthiopie et du Kenya à l'UNESCO, ainsi que par  plusieurs ONG.

Unesco 2009
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Parlant pendant 15 minutes sans notes mais avec feu, l'ancien secrétaire général des Nations Unies (1992-1996) a justifié de plusieurs façons la nécessité d'une institution nouvelle.

« Les premières attaques nucléaires eurent lieu après le lancement des Nations unies, pas avant. La nouvelle institution était alors déjà dépassée. De plus le nombre d'États-membres a plus que triplé et nous sommes face à des défis tout à fait nouveaux. Mais le problème des Nations unies n'est pas purement technique. Étoffer le Conseil de sécurité ne résoudra rien. Le point central, c'est la mondialisation. Et c'est quoi, la mondialisation ? C'est l'émergence d'une société civile internationale. Sans démocratiser la mondialisation, nous n'aurons pas la paix. »

Les ambassadeurs, les universitaires, les dirigeants religieux, les responsables d'ONG et tous les autres invités l'ont écouté très attentivement. Parlant à la fois avec l'autorité de l'expérience et avec une vision passionnée de l'avenir, Boutros Boutros-Ghali a dit à tout le monde : « Qui amènera ces changements dans les Nations unies ? C'est vous tous qui êtes réunis ce soir. » Et d'ajouter que la mondialisation ne se démocratisera que si nous nous sentons tous personnellement responsables.

Avant sa prise de parole, S. E. Madame Tadelech Haile-Mikael, Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire de la République Fédérale d'Éthiopie en France et déléguée permanente à l'UNESCO, avait déjà préparé le terrain. Elle a passé 12 années de sa vie dans les geôles d'Addis Abeba (1979-1991). En prison, elle a veillé à l'éducation des détenus. « Je ne vous parle pas comme  ambassadeur ce soir mais comme une simple femme. Ce que je connais de la paix, je ne l'ai pas appris dans les livres, mais de l'exemple vivant de ma mère qui a éduqué ses sept enfants dans un esprit de partage. Pour moi, la culture de la paix commence dans la famille, en traitant chacun avec respect et amour. » Autrement dit, si l'humanité doit devenir « une seule famille », il faut commencer avec les familles une par une.

Sur un registre plus académique, le professeur Jacques Barrat avait lui aussi ouvert la voie à M. Boutros Boutros-Ghali, qui a d'ailleurs fait allusion plusieurs fois à ses remarques. Le Professeur Barrat, universitaire et diplomate enseignant dans plusieurs universités et instituts, a dit que la mondialisation est inévitable et ne doit pas être diabolisée. Elle présente des risques, mais comporte dans l'ensemble plus de bienfaits que de méfaits pour tous et pour la paix mondiale. Il a aussi souligné qu'en dehors des rapports internationaux entre Etats souverains, on voit se multiplier des réseaux transnationaux qui ignorent les frontières et les territoires. Évoquant le rôle croissant des ONG, il a souhaité qu'elles soient encouragées pour autant que leur transparence, leur bonne gouvernance et leur caractère non partisans soient avérés. Enfin le discours du professeur Barrat avait averti du danger de l'effacement des repères horizontaux (famille, village, nation) et verticaux (ancêtres, traditions et ainsi de suite) de jadis.

Donner de nouveaux repères, tel fut précisément le noyau des allocutions données ensuite par le Dr Thomas G. Walsh et le  Dr Chung-hwan Kwak qui s'exprimaient après Boutros Boutros-Ghali (voir fichier attaché). Le Dr Walsh a évoqué les divers partenariats de la FPU avec l'ONU et l'UNESCO. Le discours du Dr Chung Hwan Kwak était intitulé « Une famille en Dieu : une nouvelle vision de paix au 21e siècle. » Là où les orateurs précédents avaient appelé à placer l'être humain au cœur d'une mondialisation plus démocratique (« une famille pour tous »), le révérend Dr Kwak a insisté sur la place centrale de Dieu « une famille en Dieu ». Puisant dans les ressources spirituelles de toutes les religions existantes et active dans le dialogue interreligieux, la FPU souligne le besoin de principes et de valeurs universels.

Le président de la FPU a par ailleurs rappelé le rôle central de la famille comme école de l'amour, de sorte que  « Une famille unie en Dieu » soit aussi « une famille à la fois ». Enfin, il a insisté sur la grande place que doit avoir le bénévolat pour la paix mondiale. Il faut encourager les gens non seulement à faire valoir leurs droits, mais à servir les autres avec amour.

La réunion de l'UNESCO a maintenu un bon équilibre entre l'information objective et la réformation innovante de nos vies et de nos institutions. L'information centrale touchait à la mondialisation. Malgré la désinformation et la mésinformation, la mondialisation est inévitable. Elle servira la paix si nous pouvons réformer nos vies, surtout par rapport aux valeurs spirituelles et familiales et renouveler ensuite nos institutions... ou en créer de nouvelles.

Le message est bien passé. « C'était une réunion de haut niveau » a dit M. Émile Derlin Henri Zinsou l'ancien président du  Dahomey (désormais Bénin), un des fondateurs de l'Union Africaine, âgé de 91 ans, qui est resté jusqu'à la fin. Plusieurs ambassadeurs ont vivement souhaiter travailler davantage avec la FPU.

Allocution du Dr. Hyun Jin Moon, vice-président de la Fédération pour la paix universelle

Commentaires présentés par le Dr Thomas G. Walsh, secrétaire général de la Fédération pour la paix universelle

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