Genève, Suisse - Quand les neuf chefs religieux, le rôle joué par les jeunes délégués représentant leurs confessions, ont rapporté les résultats de leurs missions d'enquête dans le Moyen-Orient et en Asie du Sud sur la prévention, médiation et paix dans une simulation d'un Conseil interreligieux au sein de l'Organisation des Nations Unies, une salle comblée de plus de 250 représentants de gouvernements et de l'ONU, de chefs religieux, experts et dirigeants de la société civile ont écouté attentivement.

Genève, Suisse - Quand les neuf chefs religieux, le rôle joué par les jeunes délégués représentant leurs confessions, ont rapporté les résultats de leurs missions d'enquête dans le Moyen-Orient et en Asie du Sud sur la prévention, médiation et paix dans une simulation d'un Conseil interreligieux au sein de l'Organisation des Nations Unies, une salle comblée de plus de 250 représentants de gouvernements et de l'ONU, de chefs religieux, experts et dirigeants de la société civile ont écouté attentivement.

« C'est ce qui devrait se passer à la conférence d'examen de Durban », a dit un ambassadeur, se référant à la révision prochaine de la Conférence des Nations Unies de 2001 contre le racisme. L'examen aura lieu à l'ONU à Genève ce mois-ci dans un effort pour sauver les difficiles négociations et le refus de faire des compromis qui ont terni ses débuts.



Ce sentiment a été repris à nouveau dans le discours de clôture de l'honorable Rémy Pagani, le maire élu de la ville de Genève, qui a encouragé les participants et en particulier les jeunes à poursuivre leurs activités. « Genève est aujourd'hui comme un havre de paix et de l'harmonie interculturelle », a-t-il dit.  « Mais nous avons eu une longue et douloureuse histoire de guerre religieuse et l'intolérance qui a dû être gagnée au préalable ».

La conférence, coparrainée par la Mission de l'Indonésie, la « Geneva Interfaith and Interculturel Alliance » (GIIA), la Fédération pour la paix universelle, et la Fédération des femmes pour la paix mondiale, a eu lieu à l'Organisation des Nations Unies à Genève, le 3 avril 2009. Il y a eu une combinaison frappante de jeunes et d'aînés, ainsi que de religion et de gouvernement, dans une atmosphère remarquablement bien harmonisée.

La séance d'ouverture, « Forger une Alliance Globale de Dirigeants pour l'éthique et l'action », a été présidée par M. Heiner Handschin, Secrétaire général de la FPU dans la Région Europe 2 et Vice Président de la GIIA. Parmi les intervenants il y avait, M. Werner Schlieffer, principal coordonnateur exécutif de la Conférence des ONG (CONGO), et Ambassadeur Makarim Wibisono, ancien président du Conseil des droits de l'homme de l'ONU et président de la GIIA, qui présidait la Conférence.

Présent également au comité était le Dr Chung Hwan Kwak, président international de la FPU, l'honorable Anton Rop, ancien Président de Slovénie, l'honorable Pieter Beelaerts van Blockland, ancien ministre de logement des Pays-Bas et Ambassadrice Laura Thompson Chacón du Costa Rica.

Session deux, « Vers un Conseil interreligieux: accélérer le processus », a été animée par M. Mark Brann, Secrétaire général de la FPU en Europe Région 1 et incluaient des personnes très importantes de la communauté interreligieuse de Genève: le Révérend Dr. William McComish, doyen émérite de la Cathédrale de Genève, le Grand Rabbin Itzhak Dayan de la Communauté israélite de Genève, Dr. Hafid Ouardiri, porte-parole de la communauté musulmane de Genève pendant 28 ans, et Dr. Arun Pabari, coordonnateur pour le « World Sathya Sai » à Genève.

Chaque intervenant portait un message fort, basé sur ses expériences personnelles, qu'il n'y a pas lieu de revenir dur les chemins étroits et exclusifs. Chacun a exprimé sa satisfaction d'avoir été invité à cette initiative qui appelle à la religion de renforcer l'Organisation des Nations Unies, ainsi que de promouvoir la formation des jeunes en tant que leaders du futur.

Parmi les autres orateurs figuraient l'Ambassadeur du Sénégal, S.E. Babacar Carlos Mbaye, et l'Ambassadeur du Kenya, S.E. Richard Owade, qui a livré un message de Mme Betty Ida Odinga, Présidente de la « League of Women Voters », au Kenya et l'épouse du Premier ministre, qui n'a pas pu assister, comme prévu.

Les intervenants à la session finale, le pasteur Jésus Domingo de la Mission des Philippines auprès des Nations Unies et le Dr Thomas Walsh, secrétaire général de la FPU International, ont exposé brièvement les travaux pratiques menés par l'ONU, ainsi que la recherche sur les besoins et les modalités concrètes de fonctionnement d'un tel conseil interreligieux de l'ONU.

La troisième session, « Le Conseil interreligieux des jeunes: session spéciale sur la prévention, la médiation et la paix », a été présidée par Mme Carolyn Handschin, directrice adjointe de la Fédération des femmes pour la paix mondiale et Coordinatrice des jeunes auprès de la GIIA. Le pasteur Jésus Domingo a assumé les fonctions de président en l'absence du Président Ambassadeur Wibisono.

Il s'agissait du cinquième événement de ce type en cinq mois dans lequel les jeunes ont joué le rôle d'un Conseil interreligieux au plus haut niveau des Nations Unies en session formelle en tant que représentants de leurs religions. Dans la plupart des cas, ces jeunes, âgés de 18 à 24 ans, ont été sélectionnés par les responsables religieux eux-mêmes pour jouer le rôle de délégués à cette hypothétique conseil.

En assumant sa première « mission » substantielle, cette session du « Conseil interreligieux de l'ONU » a reçu des rapports des « groupes de travail », qui ont été mandatés à la session en Septembre. Ces groupes étaient composés de représentants des religions de l'Asie du Sud et du Moyen-Orient et devaient mener des hypothétiques « missions d'enquête », puis faire des rapports au Conseil concernant le rôle de la religion et de la coopération interreligieuse - ou l'absence de celui-ci - dans la prévention des conflits, de médiation et de paix.

Une « Résolution sur la paix et les droits de l'homme » a été adoptée par consensus dans laquelle tous les délégués au conseil interreligieux se sont engagés à « reconnaître et renforcer la valeur sacrée des croyances et traditions des autres et de travailler ensemble, en se concentrant sur nos croyances et valeurs communes pour l'objectif commun de paix universelle. »

À Genève, en Septembre 2008, une simulation d'un hypothétique « Conseil interreligieux des Nations Unies » a été inauguré avec des délégués des confessions bouddhiste, chrétienne, hindouiste, islamique, juive, sikh, et unificationiste, afin de démontrer le rôle important que la religion et la diversité culturelle pourrait jouer dans la résolution de problématiques d'intérêt mondial, en général, et en particulier, dans une plate-forme au sein de l'Organisation des Nations Unies.

Semblables conseils de jeunes ont été inaugurés depuis à Londres, Bergame, Vienne et New York avec le mandat à long terme d'aider les gouvernements et les institutions à concilier - ou de préférence empêcher - l'incompréhension qui conduit à la haine, en s'appuyant sur le meilleur de ce que la religion a à contribuer à la paix. Une « Déclaration interreligieuse sur la paix et les droits de l'homme » a été élaborée et sert de document fondateur. D'autres conseils régionaux ont également adopté des déclarations et prévoient de faire un rapport chaque année au conseil interreligieux de Genève.

La session de clôture a été menée par l'Ambassadeur Makarim Wibisono, qui a formellement adopté les rapports et la résolution. Le maire élu, M. Rémy Pagani, a ajouté quelques remarques de reconnaissance et d'encouragement pour les jeunes et pour l'initiative.

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