| Nous n'héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants. Proverbe kenyan |
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Conférence Européenne de Dirigeants |
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| Nepal - Faire avancer le processus de paix |
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| Écrit par Robert S. Kittel, Directeur de l’Éducation à la paix, FPU-Asie |
| Mercredi, 16 Janvier 2008 15:09 |
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Les dirigeants des trois principaux partis politique népalais, ainsi que le président de l’Organisation des droits de l’homme et un ancien ambassadeur indien au Népal ont trouvé un terrain d’entente alors que cette nation himalayenne gravit les pentes de la transition vers un nouveau Népal démocratique. Ancien ambassadeur de l’Inde au Népal, M. K.V. Rajan, a dit qu’il se passe au Népal quelque chose qu’aucun autre pays sur la terre n’a connu. En quelques années de transition, cette nation est passée de la féodalité à une vraie démocratie, ouvrant la voie pour qu’un parti de gauche radical rejoigne les grands courants politiques, et travaille pour créer un gouvernement fédéral et une structure politique ouverte. Le diplomate indien a indiqué que le rôle de la communauté internationale était de comprendre et de soutenir ce processus historique, sans sous-estimer la capacité de la population et des dirigeants politiques népalais de résoudre leurs propres problèmes. Le président de l’Organisation des droits de l’homme du Népal, M. Sudip Pathak, a fait deux nouvelles suggestions. Le plus important, a-t-il dit, est que « la société civile doit établir un code de conduite [pour la nation népalaise]. » Il a souligné que ce rôle ne peut être tenu par aucun parti politique, car on ne peut pas exclure les intérêts partisans. M. Pathak en a aussi appelé à des « volontaires de paix » au niveau des villages et des districts du Népal. M. C.P. Gajurel du Parti Communiste Népalais (Maoïstes) a souligné l’importance de résoudre sans tarder la crise politique. « Sans résoudre les problèmes politiques, a-t-il dit, on ne peut se concentrer sur le développement économique. » M. Gajurel a insisté pour la proclamation immédiate du Népal comme république et pour que la représentation proportionnelle fasse partie du processus. La violence pourrait reprendre si le processus de paix échoue, a martelé M. Krishna Gopal Shrestra, chef du Parti communiste népalais. Il a aussi appelé les Népalais à s’interroger et se demander pourquoi le processus de paix a été retardé. A sa suite, M. Prakash Man Singh, vice-président du Parti du Congrès du Népal, a souligné le besoin d’amener ce processus à une conclusion pacifique et non-violente. Un hôte spécial a gagné tous les cœurs : M.G.M. Gurung est venu du Sikkim (province de l’Inde) où il est ministre du développement des ressources humaines et du patrimoine culturel. Revêtu d’un élégant uniforme national népalais acheté la veille à Katmandou, M. Gurung a dit qu’il n’était pas là en qualité d’homme politique détenteur d’un portefeuille gouvernemental, mais comme un ami de la FPU. Il a conclu ses remarques en invitant la FPU au Sikkim où il aidera à organiser un événement similaire à Gangkot, la capitale du minuscule Etat indien à la frontière orientale du Népal. Au début du programme, la philosophie de paix de la FPU a été partagée avec les 120 délégués présents. Le Dr Robert Kittel, directeur de l’éducation à la paix pour la FPU-Asie, a expliqué que la coercition n’amène pas les gens à être bons. C’est plutôt la conscience qui leur sert de guide. Une compréhension commune de ce qui est bon fortifie notre boussole intérieure. Selon la philosophie de la FPU, une définition universelle du bien est de se sacrifier pour les autres. Cela ressort encore plus quand on envisage le contraire : le mal a pour trait distinctif de sacrifier les autres pour son propre profit, ce qui suscite une condamnation universelle. |