Célébration de la journée internationale de la paix de l’ONU à Paris
Patrick Jouan, vice-président de la FPU-France a ouvert le programme, qui comportait trois sessions :
La première session s’intitulait « Culture de la paix, culture du cœur ». M. Jacques Marion, président de la FPU-France a décrit l’érosion des valeurs spirituelles dans le monde actuel et le manque d’enracinement des idéaux humanitaires. Esquissant une nouvelle perspective des valeurs, axée sur le cœur et l’amour, il a souligné la nécessité d’une vision transcendante de l’être humain, commune à toutes les religions. L’amour, a-t-il dit, constitue la source du vrai, du bon et du beau, mais aussi leur aboutissement. La culture de la paix est donc d’abord une culture du cœur, centrée sur l’éthique familiale. Cette perspective, a-t-il conclu, nous aide à réévaluer la modernité.
Le Dr Laurent Ladouce, chargé de recherche de la FPU, a ensuite présenté un exposé intitulé « Esthétique et éthique au service de la paix ». Pour nous entraîner à mener une vie quotidienne foncièrement pacifique, l’éducation doit nous éveiller à des sentiments justes, des pensées justes, et des actes justes. C’est la clé d’une vie épanouissante et heureuse.
S.E. Doudou Diène, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale et ancien directeur du projet « Routes de dialogue » à l’UNESCO, a ouvert la session de l’après-midi. Il a parlé des trois volets de la culture : l’esthétique, l’éthique et le spirituel. Ces trois dimensions structurent la tension entre l’identité, l’altérité et l’universalité. L’esthétique, c’est-à-dire les expressions et les formes visibles et tangibles, est le stade initial de la perception culturelle. L’éthique est la recherche des valeurs humaines profondes des peuples qui ont créé ces formes et expressions culturelles. Le spirituel est la connaissance approfondie de leurs croyances et de leurs transcendances, source d’inspiration de leurs expressions culturelles.
Le Dr Laurent Ladouce, a ensuite animé un atelier visant à rédiger un manifeste sur « Les valeurs au service de la paix », avec la contribution de l’auditoire. Dans l’atmosphère générale de conflit, au sein de la société ou entre les groupes ethniques et les nations, cet effort pour définir les valeurs d’une culture de la paix ouvrait une fenêtre sur un avenir prometteur, apportant une bouffée d’air frais bienvenue.



