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Allocution de Mme Brigitte WADA

Initiative de paix : Pont de la paix par la FFPM

Le pont de la paix est le projet phare de la FFPM Internationale depuis près de 30 ans.

Cette cérémonie est profondément ancrée dans l’exemple personnel de nos cofondateurs, le Dr Hak Ja Han Moon et son défunt mari, Sun Myung Moon, qui ont personnellement vécu toute leur vie pour le bien d’autrui et selon la logique de l’amour, un amour désintéressé. 

Le pont de la paix est un outil pratique destiné à faciliter le processus de guérison et de réconciliation et, à rapprocher des personnes ennemies ou qui ont été blessées au plus profond de leur âme. En s’engageant à construire une relation avec l’autre personne lui permet de sortir de cet état de victime et devenir acteur de son propre changement personnel.

Depuis le début de 1994, en Corée, cette initiative s’est répandue dans le monde entier, réconciliant les personnes autrefois de pays ennemis, de cultures et de religions différentes, et même au sein des familles, entre mari et femme, entre parents et enfants…

En France nous avons organisé des ponts de paix depuis 1997 souvent à l’occasion d’une commémoration entre deux pays, ou dans un but de rapprocher les cultures. Par exemple lors du jumelage entre les femmes musulmanes et femmes chrétiennes après les attentats de 2001, l’atmosphère était tendue et nous avons ressenti le besoin d’organiser un tel événement pour surmonter les préjugés et apaiser les cœurs.

 Cette approche est un défi personnel.

Au-delà de la beauté de la cérémonie et des émotions, cela reste un vrai défi pour la personne qui se décide à traverser le pont. Elle doit profondément se remettre en question. Il y a un processus : un changement de regard et de cœur sur l’autre, c’est prendre responsabilité de s’engager à pardonner.

Je me rappelle une cérémonie de jumelage entre des femmes allemandes et des femmes françaises à l’occasion du 40e anniversaire d’amitié entre les deux nations en 2003. Il y avait la maman d’un ami, qui enfant, avait vécu les conflits de la deuxième guerre mondiale, elle gardait des ressentiments envers les Allemands. Son fils lui a proposé de participer mais elle a eu beaucoup de mal à se décider. Après de longues réflexions et une remise en question, la veille de la cérémonie, elle décida de participer. En général les pairs sont formés au hasard en tirant des numéros. Elle est venue avec son compagnon, elle fut jumelée avec une Allemande de son âge et qui, elle aussi, était venue avec son mari. Toutes les deux se sont longtemps embrassées, elles étaient profondément émues aux larmes et heureuses d’avoir fait cette démarche.

Le pont de la Paix est une toute première étape pour sceller des amitiés.

 Comment ces relations se développent-elles après dépend de chaque personne, de leur situation géographique, et de bien d’autres circonstances. Quelques fois, la relation se construit simplement en échangeant des lettres d’amitié. D’autres fois, les sœurs jumelées se rendent visite et commencent des projets ensemble, ou tout simplement, ramènent à la maison le cadeau reçu de leur jumelle ; il devient le symbole de la réconciliation et de la réparation des blessures du passé

Pour conclure, la branche de la FFPM du Nord organise un pont de paix le 24 septembre, à Lille, en partenariat avec cinq autres organisations locales. Cette fois-ci, les paires se sont choisies dans le but de faire un projet commun qu’elles vont essayer de développer durant l’année. L’année prochaine, en septembre, elles viendront parler de ce qu’elles ont pu accomplir.