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Arche de Triomphe

La Fédération pour la paix universelle (FPU-France)
souhaite contribuer régulièrement au débat national
sur les grands thèmes de société en offrant son point de vue.

Cette brochure contient quelques-unes de nos réflexions sur le thème :

« La France peut-elle encore rêver et faire rêver ? »

Elle a été préparée par M. Laurent LADOUCE, directeur de l’Espace Culture et Paix, à Paris (www.culture-et-paix.org)

Nous serions bien sûr très intéressés de connaître vos remarques sur cette analyse.

Des extraits de ce texte, ou sa totalité, peuvent être reproduits sans autorisation de l’auteur.



À quoi rêvent les Français ? On peut se poser la question lorsqu’un candidat aux élections présidentielles entend « réenchanter le rêve français », tout en se voulant par ailleurs un « président normal ».

La présente étude voudrait montrer que la meilleure part du rêve français tient à un art de vivre et une culture. Le rêve français a certes une dimension politique, mais il ne gagne rien à être politisé.

1.    RÊVE AMÉRICAIN ET RÊVE FRANÇAIS

« Rêve français » reprend l’idée de « rêve américain ». Le « rêve américain » comporte trois aspects, lesquels se rattachent aux trois éléments constitutifs de toute nation : la souveraineté, le peuple et le territoire.

D’abord, les Américains voient leur souveraineté comme le don de Dieu. Ils sont, depuis 1630, « la cité sur la colline », bénie par le Ciel. La devise du pays, One Nation under God, et le slogan In God we Trust expriment cette conviction messianique d’être une nation dont la souveraineté relève de l’élection divine. Cela ne pourrait être transposé en France. La Constitution américaine est d’ailleurs un texte sacré autant que politique. Sa stabilité et sa pérennité contrastent avec l’instabilité de nos régimes depuis 1789. La « grande nation » que fut naguère la France fait-elle rêver son peuple et les autres ? Bien peu de Français voient encore en la France la fille aînée de l’Église et la « nation très chrétienne ». Fille aînée des Lumières, la France s’est rêvée en république idéale soumise non à Dieu mais à la Raison. Le rêve est noble, mais avec seize constitutions en deux siècles, une longue agitation politique, un État tutélaire, la France a une souveraineté arrachée au forceps. Sa gouvernance reste médiocre. La ratiocination y éclipse souvent la raison. Sous le vernis des règles claires et universelles, un patchwork de règlements tatillons et d’exceptions brouille le discours régalien. Le dogme républicain paraît souvent abstrait et formel, sans « cœur ». L’air de La Marseillaise rassemble, ses paroles laissent sans voix.

Ensuite, le peuple américain se voit comme un peuple de tous les peuples. E Pluribus Unum était d’ailleurs la première devise de cet État fédéral très décentralisé. Les États-Unis sont un melting pot investi d’une « destinée manifeste », qui est de diffuser dans le monde entier les idéaux démocratiques d’origine anglo-saxonne. Les Américains sont vigilants sur le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. La société civile y est particulièrement dynamique. Tocqueville avait noté que les « habitudes du cœur » soudent la société américaine, plus que l’État. En France, la solidarité reste administrée. La France aime décréter la citoyenneté. Le civisme y est pourtant moindre que dans des pays où il est plus spontané, naturel. Malgré le slogan de l’égalité et de la fraternité, la France reste un maquis de privilèges et d’avantages acquis.

Enfin, le territoire du nouveau monde est une terre promise. Dans la land of opportunity, on peut partir de rien et triompher par le mérite et le travail (from rags to riches). Moins dotée en richesses naturelles que l’Amérique latine, l’Amérique du Nord est devenue une formidable puissance industrielle.

Territorialement, le rêve français actuel tient plus de l’aubaine gaspillée que du projet. Gâtée par sa taille et sa position, la France a un tracé maritime d’exception et une marine modeste, un immense empire d’outre-mer géré comme une petite épicerie, une forte productivité que tue le dédain du travail. Reste l’incomparable carte de visite : le paysage.

La France a du gros matériel, mais un logiciel poussif, démodé, inadapté, avec quelques gadgets agréables et géniaux. Le « rêve français » se heurte à un « mal français » durable et tenace.

2.  « L’ART DE VIVRE » FRANÇAIS

Si le rêve français existe, il est plus culturel que politique. Les Américains ont leur way of life, les Français ont un « art de vivre ». Il fait rêver, plus que nos systèmes et institutions. Les Français passent pour détenir le secret d’une certaine sagesse : un peuple sain à défaut d’être saint. Sur quoi repose cette réputation de sagesse ?

La joie de vivre

Tout individu, toute collectivité, toute nation rêve avant tout… du bonheur. Le royaume du Bhoutan l’affirme d’ailleurs officiellement avec sa notion de « bonheur national brut ». Tous les pays n’ont pas un rapport simple avec le bonheur. « L’âme portugaise » a longtemps cultivé le saudade, une mélancolie douce-amère intraduisible dans d’autres langues. La culture russe a entretenu l’idée que les Russes doivent souffrir beaucoup, étant le peuple rédempteur des péchés du monde. Plusieurs tableaux allemands ont pour thème « la mélancolie », ou encore « la jeune fille et la mort », des thèmes qui n’ont jamais pris en France. Dans maints pays d’Asie règne l’idée bouddhiste que la réalité n’est qu’illusion. Vouloir le bonheur prolonge les réincarnations.

À l’opposé de ces visions du monde, la France cultive depuis longtemps un eudémonisme, c’est-à-dire une culture du bonheur. Émile Zola écrivit « la joie de vivre ». Dans sa Nature morte à la Bible, Vincent van Gogh a peint le livre de Zola posé à côté de la Grande Bible. La joie de vivre est un élément du rêve français. Les États-Unis sont allés plus loin encore, en simplifiant d’ailleurs la réflexion sur le bonheur. Ils font figure de pays de « l’euphorie perpétuelle », comme dirait Pascal Bruckner.

La foi dans le bonheur amena assez tôt les Français à croire que la vie sur terre a un sens et vaut la peine d’être vécue. Les expressions « joie de vivre », « bon vivant », « savoir-vivre », « art de vivre », intraduisibles dans d’autres langues, évoquent le made in France depuis des siècles. « Vivre comme Dieu en France », disent les Allemands. La rumeur persiste : la France serait le pays des « heureux », qui trouvent que « la vie a du bon ». La France affiche d’ailleurs une forte natalité et une espérance de vie élevée.

Toutefois, ce rêve français du bien-vivre doit effectivement être réenchanté. Beaucoup d’enquêtes montrent une France déprimée. Comment ranimer la joie de vivre française ? « Mettre le bonheur là où il faut, disait Bossuet, c’est la source de tout le bien, et la source de tout le mal est de le mettre où il ne faut pas. »

Pour réenchanter notre rêve, nous devons retrouver les « trois grâces » de notre humanisme : l’unité de l’esprit et du corps, la concorde entre l’homme et la femme, le lien entre l’individu et la collectivité.

La première grâce : l’unité de l’esprit et du corps

Depuis la Réforme calviniste et la Renaissance, la France travaille à l’avancement de l’humain. L’humanisme français se veut une recherche de l’harmonie entre l’esprit et le corps. Le secret dans ce domaine est une certaine sensibilité. Descartes excepté, la philosophie française cherche peu à bâtir un système, mais à bâtir l’être humain avec Pascal, Montaigne, Bergson ou Bachelard. Le Candide de Voltaire ou bien encore Le Petit Prince de Saint-Exupéry sont des ouvrages faussement simples, voire « naïfs ». Ils témoignent en fait d’une capacité typiquement française de toucher et d’émerveiller les cœurs avec grâce et délicatesse. Ces ouvrages témoignent d’un rapport au monde fondamentalement heureux, qui est une marque du génie français.

Cela dit, le peuple français est-il aussi un peuple rabelaisien, épicurien, jouisseur ? La culture française succombe parfois à l’idolâtrie des nourritures terrestres, mais sans y croire. Le meilleur de la tradition française voit plutôt le bonheur comme le fruit d’un cheminement, d’un travail sur soi et sur les objets. La jouissance proprement dite ne prend son sens que dans ce cadre-là. Un autre aspect de cette philosophie de l’avancement, c’est de ne pas confondre réussite et performance. Georges Hébert, longtemps philosophe officiel du sport en France, se méfiait du sport élitiste. Réfléchissant à la notion de force, importante dans tous les sports, il avait conclu :

« La vraie force, dans son acceptation la plus large, doit être envisagée comme la résultante de trois forces particulières ; c’est une synthèse physique, virile et morale. Elle réside non pas seulement dans les muscles, le souffle, l’adresse, … , mais avant tout dans l’énergie qui l’utilise, la volonté qui la dirige ou le sentiment qui la guide. »

Notons que les sports où les Français excellent régulièrement ne sont pas les sports de records à battre mais de construction de soi : l’escrime, le judo. Le Français aime le geste fini, l’esprit qui se fait chair. Coubertin voulait d’ailleurs des Jeux olympiques du sport et de l’esprit. En plus des Jeux, la France a initié deux autres compétitions mondiales, parmi les plus populaires du globe : la Coupe du monde de football et le Tour de France cycliste. Voilà les rêves français qui enchantent le monde.

Cette maîtrise du geste, cette adresse et ce goût de la précision se retrouvent chez les meilleurs ouvriers de France et dans les produits de luxe. Maints aspects des réussites économiques françaises sont le fait de PME très spécialisées dans certaines filières, un peu comme en Italie. Le savoir-faire est l’expression d’un savoir-vivre.

Cet humanisme discret est loin d’être facile. Dans la tradition française, la nature humaine n’est pas donnée, elle s’acquiert par une « démarche », un mot typiquement français. Réenchanter le rêve français, c’est donc reprendre cette démarche vers le sens, les valeurs, qui unissent l’esprit et le corps. Chaque famille, chaque école, chaque entreprise, chaque communauté doit y travailler. « L’honnête homme du XVIIe  siècle français, précise Jacques de Bourbon Busset, menait un certain genre de vie où s’équilibraient la lecture des auteurs de l’Antiquité, les obligations du métier et de la famille, la méditation. La France jouera sa partie si elle élabore un genre de vie où un équilibre réel sera instauré et vécu entre ses structures affectives, les structures sociales et les structures politiques. »

Beaucoup de signes montrent que cet aspect si particulier du rêve français reste vivace. Les cafés-philo, les universités du troisième âge, ou encore l’université populaire de Caen, menée par Michel Onfray, sont les indices d’une soif d’apprendre, de se former, qui a peu d’équivalents dans les autres pays industrialisés. Ce même « art de vivre » français a inspiré la création récente de la Fête de la Musique et de la Fête des Voisins. Deux idées simples, aussitôt reprises dans le monde entier. Une autre initiative à encourager est le retour des « leçons de morale » à l’école. Les enseignants se sont aperçus que l’éducation civique est impersonnelle, et que le vrai besoin est de nourrir le cœur des enfants de paroles de vie. Un ouvrage récent plaidait pour le réapprentissage de la politesse et de la civilité. Chaque petit pas des Français vers la politesse sera un grand pas de la France vers le « rêve français ».

La deuxième grâce : un homme et une femme

La France aime célébrer les noces du corps et de l’esprit. Fait-elle rêver sur les rapports entre homme et femme ? Concernant la politique sociale du genre, de la parité, les Françaises peuvent rêver mieux. La France reste un pays où les frères se rêvent libres et égaux entre eux, leurs sœurs ne sont pas de la partie.

Sur la métaphysique du sexe, le pourquoi du masculin-féminin, la culture française a du génie. Elle cherche, comme le dit Julien Gracq, à saisir dans le langage « cette chose plus compliquée et plus confondante que l’harmonie des sphères : un couple ».

Au Moyen Âge émerge un genre très français : l’amour courtois où la femme est mariée légitimement, et un homme l’aime en secret, mais ne peut la posséder, un code chevaleresque leur interdisant de consommer l’amour. Ainsi germe l’idée que « dire l’amour » importe parfois davantage, pour l’avancement de l’être humain, que « faire l’amour ». Alors que la société chrétienne proposait le choix entre le célibat total des ecclésiastiques, ou bien le mariage arrangé, l’amour courtois propose un anoblissement de l’homme et de la femme par un amour exigeant, qui pousse les deux partenaires à aménager dans leur cœur un sanctuaire pour des sentiments purs et profonds. Cette poésie hantera la culture française jusqu’à nos jours.

Un des romans français les plus traduits est le Grand Meaulnes. Le mélange de romantisme et de classicisme retenu, presque clinique, fait naître l’émotion féérique qui explique le succès planétaire de l’ouvrage. Ce roman d’Alain Fournier est un hymne retenu à l’amour, d’une magie intacte. Il fait comprendre ce que l’homme et la femme veulent se dire, et veulent être, dans l’amour. Bien avant cela, Madame de Lafayette avait écrit La Princesse de Clèves. Le livre reste le chef-d’œuvre du roman d’analyse et véhicule une vision élevée et raffinée des rapports entre l’homme et la femme.

La flétrissure et le désenchantement assombrissent ces deux romans, mais les deux œuvres affirment un triomphe discret de l’amour véritable, quand le jour sera venu.

Réputée paillarde et libertine, la culture française oscille entre une sensibilité souvent délicate et des débordements de sensualité qui restent analysés lucidement, comme si on ne voulait pas tomber dans le débraillé et la vulgarité. Le Baiser de Rodin, les nus de Puvis de Chavanne et de Maillol révèlent une célébration de la magie du féminin.

La France continue d’offrir au monde une méditation presque religieuse sur le mystère de la sexualité. Nourrie d’esthétique gréco-latine où la beauté des corps ouvre au divin, la culture française l’a fécondée d’un discours sur l’amour qui intellectualise et moralise les élans du cœur afin qu’ils restent l’expression d’un libre-arbitre et non d’une passion aveugle. Cette féerie n’est pas démodée. Les films d’Éric Rohmer exploitent cette veine.

Sur d’autres plans, la France reste le pays du rêve féminin : on pense à la tradition d’élégance et de finesse, au savoir-vivre, à l’image romantique associée à la France. L’art de vivre français permet à la femme d’être muse et éducatrice. Sur le plan social, beaucoup de pays voient la sagesse de la France avec ses allocations familiales généreuses, ses tarifs familles nombreuses, ses places de crèches et sa sacro-sainte école maternelle. Si la France fut au temps de la Princesse de Clèves le pays des femmes savantes, elle est aujourd’hui celui des sages-femmes. C’est un pays très avancé en obstétrique et pédiatrie.

Le rêve français d’« un homme et une femme » a donc encore de beaux jours devant lui. Et la sortie en salle du film La Délicatesse semble le confirmer. Il faut pourtant le réenchanter. La France, qui est aussi le pays du sexe sans qualité devrait renoncer à sa maladie infantile qui consiste à érotiser à outrance, et mettre du sexe un peu partout. Cette débilité d’analphabètes confond les étrangers, qui ont l’impression de débarquer chez des marchands de chair.

La troisième grâce : un pour tous, tous pour un

Un poème de Tagore dit : « Je rêvais et je vis que la vie n’était que joie. Je m’éveillais et je vis que la vie n’était que service. Je servis et je vis que le service n’était que joie. » Le meilleur de la culture française fut de chercher à mettre l’individu au service du grand nombre et de proposer une béatitude collective.

Quel est le lien entre l’individu et la collectivité ? La France fut l’une des premières à répondre : « la nation ». À la question « Qu’est-ce qu’une nation ? », elle a donné avec Ernest Renan une réponse définitive1.

Pourquoi ce désir d’une nation ? Le Français, qui aime la vie et apprécie son séjour sur terre, a besoin de compatriotes. Il faut bien une Alma Mater, une mère des armes, des arts et des lois, quand on aime la vie. Henri IV, bon vivant s’il en fut, fit passer la question nationale avant la question religieuse. Le Français aime son pré carré, son hexagone, son « chez soi ». Le gallicanisme est une passion ancienne. Les Anglais aussi avaient compris cela. Avec les Espagnols, nous sommes les trois peuples qui avons enfanté le plus de nations sur la terre.

Bien des peuples ont retenu la leçon. Les patriotes vietnamiens ou algériens qui s’insurgèrent contre la colonisation française le firent au nom d’un rêve national qui ne s’écrit vraiment bien que dans la langue française, notamment le texte de Renan.

Nos journées du patrimoine, nos lieux de mémoire très nombreux soulignent un peuple avide de « national », d’une projection des ambitions individuelles dans un grand corps collectif. La France, aujourd’hui dépassée par des peuples qui ont amélioré son rêve, reste une référence incomparable pour avoir été la première à formuler le Conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882 rêve national. On peut même dire que le meilleur de la pensée française est dans ses grands textes politiques, de Montesquieu à Aron en passant par Rousseau, Constant, Tocqueville et Renan. Certains concepts politiques et diplomatiques ne s’expriment clairement qu’en Français.

La pensée française a du flair pour les questions nationales. Ce sens de la nation faisait dire à Ernst Curtius : « Malgré sa prodigieuse diversité, malgré toutes ses contradictions et ses crises intérieures, la France et sa civilisation témoignent d’une unité comme seule peut en forger une longue expérience collective de l’histoire. Toutes les couches de la nation semblent posséder un répertoire commun des idées, un registre unique des sentiments, et toutes demandent à la vie d’accomplir des vœux identiques. La France, dans son ensemble, est parvenue à l’unité d’une personne. »

3.  LE RÊVE FRANÇAIS EST LE RÊVE DES FRANÇAIS

Le Français commet parfois l’erreur de croire qu’il a un modèle que le monde entier lui envie. En réalité, le rêve français est un mode de vie. C’est aux Français d’être attirants et de faire rêver par la qualité de leur vie. Ce qui attire le plus dans le rêve américain, c’est la personnalité américaine, une personnalité ouverte, libre, franche, optimiste. Nous aimons les Japonais pour leur politesse, leur attention discrète, leur sens de l’harmonie. Chaque peuple peut nous attirer par son génie national qui n’est pas seulement dans la culture de ses musées, mais dans la vie quotidienne de ses habitants. C’est aux Français de se dire qu’ils sont un peuple comblé et qu’il y a un réel enchantement de vivre en France. Tout nous montre que le rêve français est vécu chaque jour par des citoyens de souche ou immigrés pour lesquels le bonheur de vivre en France est un bonheur simple et profond.

C’est un bonheur fait d’une certaine tenue, d’une discipline entre l’esprit et le corps, d’une amitié courtoise entre les hommes et les femmes, d’un équilibre entre le public et le privé, d’une couche légère de rêve et de fantaisie sur la réalité. Les Français ont longtemps cru que leur rêve s’accomplirait par la politique. Il est temps que la politique retrouve sa vocation naturelle. Elle réalisera un rêve pour les Français, si elle réalise un rêve des Français et par les Français.

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