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Conférence internationale des dirigeants (ILC 2021) – 29 juillet 2021 – 3ème partie

  « Vers la réunification pacifique de la péninsule coréenne, meilleures pratiques en diplomatie parallèle » (suite)

 

Session VII – « Imaginer un monde unifié : La contribution des jeunes à la paix dans la péninsule coréenne »

Ms. Mélanie Komagata, postgraduate student in East Asian studies, University of Geneva Mrs. Ju-hee Um, Member of IAYSP Korea, Unius Project for a peaceful reunification in Korea, South Korea Mr. Andrei Litvinov, Founder of Ethnic Korean Kids Center and of "Culture DNA", Teacher in Senal for foreign students, article writer in Segye Ilbo Newspaper, Ukraine Mrs. Jeonghye Hassinen, Secretary General, IAYSP Europe & Middle East, Austria

Cette session a été organisée conjointement par la FPU Europe & Moyen Orient et l’AIJEP (Association internationale de la jeunesse et des étudiants pour la paix)

Mme Mélanie Komagata, stagiaire de la FPU, membre du comité de l’AIJEP-Suisse, a modéré la session. Elle termine actuellement son diplôme d’études supérieures en Asie de l’Est. Elle l’a ouverte par une brève explication historique de la division de la Corée, ainsi que sur ce qui a été fait jusqu’à présent par les jeunes pour la paix dans la péninsule coréenne et dans le monde. Les jeunes ont utilisé leurs talents et leurs compétences, notamment dans les domaines du sport, de l’art et de la culture, afin d’apporter l’harmonie et la paix. Un exemple en  vidéo a montré, dans le domaine du sport, l’équipe coréenne unifiée lors des championnats du monde de tennis de table en 1991, où l’équipe féminine a remporté la médaille d’or. Quand les athlètes durent se séparer après le tournoi, leur déchirement mit en lumière la dure réalité due à la division entre les deux Corées.

Cela a servi de contexte aux discours de nos orateurs invités et d’encouragement aux jeunes à contribuer, à leur manière et dans leur domaine de prédilection, à la paix et à l’harmonie.

Mme Ju-hee Um de l’AIJEP Corée et membre d’UniUS, un projet visant à la réunification de la péninsule coréenne, a présenté une vidéo « Une lettre d’un avenir unifié » sur la perspective des citoyens coréens dans une future Corée unifiée, partageant leur gratitude envers les personnes du passé qui ont contribué à la paix et à la réunification de la péninsule coréenne.

Mme Um a ensuite expliqué que la division de la Corée est une division idéologique, entre le communisme et la démocratie, et qu’elle est donc politiquement compliquée. Cependant, les relations entre les peuples de la Corée du Nord et de la Corée du Sud ne doivent pas être si difficiles. Elle a mis l’accent sur le slogan : « La paix commence avec moi ». Un sentiment qui montre que chaque individu a un rôle à jouer dans la réunification. Plutôt que de s’en remettre aux dirigeants, nous pouvons tous prendre des initiatives en utilisant nos compétences et nos talents, en rejoignant une ONG ou en faisant des dons à des organisations qui contribuent à la paix. Même des petites actions peuvent avoir un impact énorme sur la vie d’une personne, et nous ne devons pas le sous-estimer. Elle a souligné l’importance de l’investissement de chacun avec la devise « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

M. Andrei Litvinov, un Ukrainien vivant en Corée du Sud, fondateur du Centre ethnique coréen pour enfants et de l' »ADN de la culture » et enseignant à l’école Senal pour les étudiants étrangers, a apporté le point de vue des non-coréens sur la réunification. D’un point de vue extérieur, nous pouvons penser que les deux Corées sont des mondes séparés l’un de l’autre. En réalité, elles partagent une histoire commune de près de 5000 ans, et la division n’est que très récente. En outre, il a mentionné que le portrait familial de la Corée est assez triste, car les familles ont été divisées. En tant que jeunes citoyens du monde, nous devons nous préoccuper des autres, et ne pas nous contenter de « parler beaucoup, car il est temps d’agir ».

Mme Jeong Hye Hassinen, actuellement Secrétaire Générale et ancienne Présidente de l’AIPSA Europe et Moyen-Orient, a partagé avec le public la conviction que nous vivons à une époque où les frontières sont de moins en moins importantes, et que nous sommes donc tous des citoyens du monde. Elle a admis que sur le plan pratique, financier et politique, l’unification sera difficile, mais qu’elle sera finalement bénéfique à l’échelle mondiale. Si nous parvenons à ne plus nous focaliser sur le gain immédiat et égocentrique, mais sur le bien commun, au-delà des différences idéologiques, nous verrons à quel point l’unification est importante.

Dans ce sens, elle a expliqué qu’aucun dirigeant, ni le peuple coréen ne peut réaliser la réunification seul. Nous devons tous être impliqués. En définitive, c’est aussi une question de valeurs. De nos jours, les Coréens accordent beaucoup d’importance à la réussite scolaire et à la croissance économique. Si nous pouvons nous souvenir de nos valeurs, au niveau mondial, alors nous pourrons réaliser la réunification de notre vivant. En outre, comme il n’existe pas de jour férié célébré par l’ensemble de la Corée, pas même le jour de Noël ou du Nouvel An, Mme Hassinen a proposé que le jour de la réunification de la Corée devienne un jour férié célébré dans le monde entier, représentant la paix mondiale.

 

Session VIII – « Au-delà des frontières : L’initiative de la route de la paix »

Mag. Elisabeth Cook, president, Family Federation for World Peace and Unification in Austria Dr. Katsumi Otsuka, Chair, UPF Europe & Middle East Dr. Juraj Lajda, president of the Universal Peace Federation in Czech Republic Mr. Ali Laçej, Coordinator, Albanian Peace Council, Albania Dr. Afsar Rathor, President of LIOS, Austria Mr. Dmitry Samko, Chairman, Universal Peace Federation-Moscow, Russian Federation Mr. Jacques Marion, Co-chair, UPF Europe & Middle East, France Dr. Michael Balcomb, Regional President, FFWPU Europe and the Middle East, United Kingdom

Mme Elisabeth Cook, modératrice de la session et Présidente de la Fédération des Familles pour la Paix et l’Unification Mondiale (FFPM) en Autriche, a introduit la session par une présentation sur le contexte historique de l’initiative de la Route de la Paix, en commençant par l’annonce du projet de la Route Internationale de la Paix par les fondateurs de la FPU. Elle a partagé la vision d’un système mondial d’autoroutes, de chemins de fer et de tunnels qui relient le monde ensemble en favorisant l’interdépendance et l’harmonie, ainsi que les différentes formes d’activités liées à la route de la paix, le tout dans le seul but d’abattre les barrières entre les communautés et les pays, y compris la division entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Le Dr Katsumi Otsuka, président de la FPU Europe et Moyen-Orient, a exposé l’idée générale du projet de la route internationale en rappelant les propos du fondateur de la FPU, le Dr Sun Myung Moon, selon lesquels le monde dépense trop pour la guerre et qu’il est grand temps de se rassembler et de travailler ensemble pour la paix. Il a mentionné la possibilité de construire un tunnel qui relie la Corée et le Japon, ainsi qu’un autre tunnel possible sous le détroit de Béring reliant le continent eurasien et l’Amérique du Nord.

Par ailleurs, au fil des ans, le tunnel Corée-Japon a connu plusieurs phases de développement, un processus dans lequel la FPU Japon a également joué un rôle important, ayant formé le Mouvement national de promotion de la construction sous-marine. Il a également souligné que la Route de la Paix va au-delà du simple bénéfice politique ou de la reconnaissance internationale, elle entre dans un domaine spirituel, où la valeur qu’elle représente est sous les feux de la rampe : abattre les murs et relier les peuples du monde.

Le Dr Juraj Lajda, président de la Fédération pour la paix universelle en République tchèque, a expliqué que vivre dans un monde globalisé implique également la responsabilité de trouver des moyens de vivre en harmonie les uns avec les autres. Il a souligné l’importance de s’opposer à la culture du ressentiment, et a cité en exemple le projet commun de trois nations voisines, l’Autriche, la République tchèque et l’Allemagne, qui partagent une histoire commune mais parfois orageuse, et qui ont donc besoin de se réconcilier, en raison des actes du régime nazi pendant la seconde guerre mondiale et de la division pendant la guerre froide.

Le Dr. Lajda a constaté que bien que ces trois pays aient réussi à surmonter le passé et soient maintenant capables de prendre part à la coopération européenne, il y a encore une nation dans le monde qui est victime de la division idéologique, la division entre la démocratie et le communisme : la Corée. Le Dr. Lajda a exprimé son espoir qu’un jour le peuple coréen puisse s’unir comme l’ont fait ces trois nations. « Il faut que la Corée du Nord et la Corée du Sud puissent surmonter les obstacles de leur histoire commune et que la Route de la Paix puisse envoyer un signal fort d’espoir pour tous les Coréens », a-t-il conclu.

M. Ali Laçej, président du Conseil albanais pour la paix en Albanie, a parlé de la branche balkanique de l’initiative de la Route de la paix. En 2018, la région des Balkans occidentaux y était à l’honneur et les participants d’Albanie, du Monténégro, du Kosovo, de Macédoine du Nord, de Serbie, de Bosnie-Herzégovine et de Grèce ont partagé l’expérience de la Route de la paix.

M. Laçej a réfléchi à la façon dont les Balkans, région historiquement divisée et pleine de conflits, se sont transformés en un lieu où trois religions monothéistes, plusieurs langues et ethnies vivent ensemble et où le lien entre les gens demeure. Il a souligné que la Route de la paix dans les Balkans est désormais un programme qui offre un espace à toutes les religions et cultures pour coexister en harmonie et se présenter les unes aux autres, créant ainsi des ponts entre les peuples qui partagent leurs idées et trouvent d’autres moyens de créer un monde meilleur. « Sans la paix, vous ne pouvez pas contribuer au développement », a-t-il expliqué.

Le Dr. Afsar Rathor, président de LIOS-SOIL et ancien fonctionnaire des Nations Unies, a commencé ses remarques en exprimant que « la paix ne peut être atteinte sans réconciliation ». Il a souligné que l’un des éléments clés d’une paix durable, le concept des droits de l’homme, est souvent détourné à des fins politiques et pour créer des divisions entre les peuples. Le Dr Rathor a fait part de son expérience personnelle lorsqu’il servait dans la mission de maintien de la paix de l’ONU au Rwanda pendant les génocides, et a expliqué que la réconciliation apportait la paix et la paix le développement. Un message pour les générations futures

Le Dr Rathor a conclu son discours en disant que le chemin de la paix passe par le pardon, l’oubli du passé et le regard vers l’avenir sans préjugés, et que la réunification de la Corée ne peut se faire par des moyens militaires, qu’elle doit être basée sur le dialogue, et que ce dialogue doit avoir lieu en Corée du Nord, et l’initiative de la route de la paix peut y contribuer énormément.

M. Dmitry Samko, coordinateur de la Route de la Paix en Russie, président de la Fédération pour la Paix Universelle-Moscou, a commencé par montrer que même des décennies après la Première Guerre Mondiale, les conflits internationaux et la polarisation règnent toujours dans le monde entre l’Est et l’Ouest. Comme solution possible, il a cité le fondateur de la FPU, le rév. Sun Myung Moon, qui a présenté l’autoroute internationale de la paix comme un grand projet qui rassemblera le monde.

Il a évoqué les premiers programmes de la route de la paix qui ont eu lieu en Russie, une initiative qui a pris de l’ampleur au fil des ans et qui a finalement relié Pyongyang et la RPDC au projet. Il a souligné que toutes les contributions individuelles comptent pour ce projet mondial. « Le jour n’est pas loin où nous pourrons courir et nous rendre visite les uns aux autres sans visas ni limites », a-t-il déclaré, citant les mots du fondateur de ce projet.

M. Jacques Marion, co-président de la FPU Europe et Moyen-Orient, a clôturé l’événement et toute la série de webinaires de l’ILC July. Il a raconté comment, tout au long des huit séminaires, d’éminents orateurs de différents domaines d’expertise, de cultures et de religions ont partagé leur sagesse avec les participants et leur ont donné beaucoup d’espoir quant à la réunification de la Corée.

Par ailleurs, il a annoncé qu’une troisième série de webinaires était prévue du 19 au 21 août sur le thème du développement économique et de la paix, et sur l’impact des visions du monde sur la résolution des conflits dans la péninsule.

Le Dr Michael Balcomb, président régional de la Fédération de la famille pour la paix et l’unification mondiale (FFPUM) Europe & Moyen-Orient, a prononcé son discours de clôture. Il a expliqué que les problèmes que nous rencontrons dans le monde n’ont pas beaucoup changé au cours de l’histoire. Il a comparé la division de la Corée du Nord et de la Corée du Sud au tracé de la route de la paix 2021 au Royaume-Uni, qui suit le chemin du célèbre mur d’Hadrien, lequel – avec à peu près la même longueur – divisait l’île de Grande-Bretagne il y a 2000 ans.

Résumant ses constatations tout au long de la série de webinaires, le Dr Balcomb a souligné que les groupes de la société civile – qu’il s’agisse de groupes religieux, d’organisations humanitaires, d’entrepreneurs, de femmes ou de jeunes – ne devraient pas se laisser abattre par cette situation ni  hésiter à agir pour cette noble cause. D’après les exemples que nous voyons, les efforts liés au hard power ont fait peu de différence et le soft power requiert l’ouverture et la dignité nécessaires accordées à toutes les parties. Il a souligné l’importance des efforts cumulés de toutes les personnes qui peuvent apporter une véritable différence. « La paix commence avec moi », a-t-il conclu en citant la devise ci-dessus de la Dr Hak Ja Han Moon, cofondatrice de la FPU.

Conférence internationale des dirigeants (ILC) – 27 juillet 2021 – Premère partie

Conférence internationale des dirigeants (ILC) – 28 juillet 2021 – 2ème partie