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Conférence internationale des dirigeants (ILC Juin 2021) – session 5

Conférence internationale des dirigeants (ILC 2021) : Vers la réunification pacifique de la péninsule coréenne

30 juin 2021

 Session 5 –  Les Nations Unies et la péninsule coréenne : vers la désescalade et le rapprochement dans la péninsule coréenne

Ms. Srruthi Lekha, WFWPI’s UN Representative for Peacebuilding and Youth Leadership Amb. Dr. Jesus Domingo, Ambassador of the Philippines to New Zealand and Former Assistant Secretary of Foreign Affairs of the Philippines Dr. Tariq Rauf, Former Head of Verification and Security Policy at the International Atomic Energy Agency Dr. Angela Mickley, Professor of Peace Education, Conflict Resolution and Ecology at Potsdam University of Applied Sciences Mr. Heiner W.  Handschin Director, UPF Office for UN  Relations at UNOG, Geneva

Mme Srruthi Lekha, modératrice, représentante des Nations Unies pour la consolidation de la paix et du leadership des jeunes travaillant avec la Fédération internationale des femmes pour la paix mondiale (organisation affiliée à la FPU), a présenté la session.

Au cours de cette session, des ressources et de bonnes pratiques pour la désescalade des tensions par le biais de stratégies de désarmement et de renforcement de la confiance ont été évoquées.

L’ambassadeur Dr. Jesus Domingo, ambassadeur des Philippines en Nouvelle-Zélande et ancien secrétaire adjoint des Affaires étrangères aux Philippines, a dit qu’il présentait ses opinions personnelles et non celles de son gouvernement. Après avoir expliqué une partie de la terminologie fréquemment utilisée au sujet des armes nucléaires, il s’est dit en faveur de la possession d’armes nucléaires, c’est-à-dire la prévention de la guerre nucléaire par le principe de la destruction mutuellement assurée. Cependant, elles violent le droit international humanitaire, a-t-il dit, en passant outre aux quatre principes d’humanité, de distinction, de proportionnalité et de nécessité.

Il a invité le public à imaginer l’effet positif si la majeure partie ou la totalité de l’argent utilisé pour les armes nucléaires était investie dans le développement socio-économique d’un pays. Il a conclu en disant que l’expérience de longue date a montré que les sanctions n’atteignent jamais l’objectif et qu’elles nuisent gravement à la population d’un pays. D’autres méthodes devraient être utilisées pour atteindre l’objectif politique, a-t-il déclaré.

M. Tariq Rauf, ancien chef de la politique de vérification et de sécurité à l’Agence internationale de l’énergie atomique, a déclaré que la mise en œuvre des sanctions par l’ONU ou toute autre puissance, n’a pas produit un seul exemple de succès dans l’inversion du développement des armes de destruction massive. En fait, les faits montrent que, dans certains cas, les sanctions ont même accéléré la mise au point d’armes de destruction massive.

De plus, il y a toujours eu un effet dévastateur sur la population du pays. Il est grand temps de passer à une approche par étapes, a-t-il déclaré : lever ou réduire les sanctions tout en exigeant la non-profilération des armes nucléaires. Cela aiderait progressivement au développement socio-économique du pays et au renforcement de la confiance.

Mme. Angela Mickley, professeure d’éducation à la paix, à la résolution des conflits et à l’écologie à l’Université des sciences appliquées de Potsdam en Allemagne, a expliqué que la politique produit souvent des pressions, mais la pression doit être atténuée et il faut créer un espace pour l’expérience afin de permettre le développement. Elle a donné l’exemple de l’Irlande du Nord et de la Namibie, où des parties en conflit ont été emmenées dans un endroit éloigné pour trouver des moyens de régler leur conflit pacifiquement. Elle a dit qu’elle avait été invitée en Corée du Sud par le ministère de l’Unification pour préparer les étapes nécessaires à la réunification.

Elle a décrit son expérience en Allemagne de l’Est après l’unification de l’Est et de l’Ouest, où toute sa famille avait vécu. C’était comme devenir réfugié dans son propre pays, a-t-elle dit, et « se faire arracher le tapis sous ses pieds ». L’une des raisons était que les gens dans les pays communistes étaient habitués à ce que quelqu’un dirige leur vie et prenne la plupart des décisions. Par conséquent, croit-elle, ce sera encore plus difficile pour le peuple de la Corée du Nord.

M. Heiner Handschin, directeur du Bureau des relations de la FPU à l’Office des Nations Unies à Genève, a déclaré que nous devrions garder l’esprit ouvert au sujet de la réunification coréenne. Selon le négociateur en chef pour la réunification allemande, M. Claus J. Duisberg, au début de 1989, personne ne croyait que la réunification allemande allait avoir lieu.

En ce qui concerne le soutien de l’ONU à cette question, M. Handschin a dit qu’il voyait deux problèmes majeurs : premièrement, l’ONU se concentre principalement sur l’Occident.

Deuxièmement, les Nations Unies ont été partisanes pendant la guerre de Corée et sont encore perçues par la RPDC comme une force hostile. Ainsi, même si la RPDC s’est jointe aux Nations Unies et à de nombreuses organisations internationales affiliées en 1991, il existe toujours un sentiment de méfiance, voire d’hostilité, à l’égard des Nations Unies.

M. Handschin a parlé de la diplomatie parallèle (voie 2) que la FPU Internationale et ses partenaires mènent actuellement afin de lancer le projet d’une représentation des Nations Unies pour l’Asie dans la zone démilitarisée.

En conclusion, il a offert une vision développée par la FPU et ses partenaires : créer un plus grand complexe de l’ONU dédié à la paix ou même une ville de l’ONU dans la zone démilitarisée, servant de lieu de coopération pacifique dans l’environnement naturel et vierge entre les deux Corées.

Conférence internationale des dirigeants (ILC Juin 2021) – Sessions 3 & 4

Conférence internationale des dirigeants (ILC Juin 2021) – session 6 & clôture