La branche Europe-Moyen-Orient de la FPU a achevé une Conférence internationale, « ILC2021 », axée sur le thème d’un avenir de paix pour la péninsule coréenne.

Chaque session de l'ILC2021, qui s'est tenue en ligne du 26 avril au 1er mai 2021, a été organisée consécutivement par les huit associations de la FPU.

Au total, environ 2 000 personnes ont assisté à la conférence, dont le thème était « Vers la réunification pacifique de la péninsule coréenne : Poser les bases d'un monde uni ».

Parmi les éminents intervenants figuraient d'anciens chefs d'Etat et d’anciennes premières dames, des parlementaires, des responsables religieux, des universitaires, des professionnels des médias, des chefs d'entreprise et des artistes. La question de la réunification pacifique de la Corée a été abordée sous des angles divers et des recommandations constructives ont été proposées.

L'ILC2021 s'est tenue simultanément dans quatre autres régions du monde : l'Amérique du Nord et du Sud, l'Afrique, la région Asie-Pacifique et le Japon. Près de 300 orateurs du monde entier ont contribué en donnant leur point de vue sur le thème de la conférence.

ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE - WEBINAIRE IAED

26 avril 2021 – 9h00

Thème : « Projet d’un tunnel sous-marin reliant le Japon et la Corée : Leçons tirées de l'Eurotunnel et du tunnel de Marmaray ».

Robin Marsh Masayoshi Kajikuri Dr. Yoshimitsu Nishikawa Gözde Dizdar Professor Roger Vickerman Jacques Marion

Le webinaire IAED de l'ILC2021 a été organisé conjointement par les branches FPU d'Europe-Moyen-Orient et du Japon. Le modérateur, M. Robin Marsh, secrétaire général de la FPU du Royaume-Uni, a présenté le thème et a noté qu'un tunnel entre la Corée et le Japon aurait des effets profonds en Asie de l'Est pour la paix et la prospérité.

Dans son introduction, M. Masayoshi Kajikuri, président de la Fondation internationale pour la construction de l’autoroute de la paix et président de la FPU-Japon, a expliqué l'origine du projet d'autoroute internationale de la paix que le révérend Dr Sun Myung Moon, cofondateur de la FPU, a proposé en 1981 lors de la 10e Conférence internationale sur l'unité des sciences (ICUS) à Séoul. Dans sa vision, le tunnel sous-marin Japon-Corée serait le terminus d’un réseau d’autoroutes internationales. Suite à l'inclusion du projet de tunnel dans le sommet gouvernemental Japon-Corée en 2010, la fondation vise à encourager un accord bilatéral entre le Japon et la Corée du Sud sur le projet et à obtenir un large soutien.

Le professeur Yoshimitsu Nishikawa, chercheur à l'Institut des sciences sociales de l'Université Toyo au Japon, a proposé un tunnel sous-marin de plus de 230 kilomètres de long, reliant l'île japonaise de Kyushu à la ville sud-coréenne de Busan. Selon lui, un tunnel sous-marin aurait un effet important sur le développement économique des deux pays, en facilitant le transport des touristes et l'échange mutuel d'énergie, et contribuerait à la paix et à la stabilité en Asie du Nord-Est.

Mme Gözde Dizdar, vice-présidente turque de Centrist Asia Pacific Democrats International, a parlé du tunnel de Marmaray : Il s'agit du tunnel tubulaire immergé le plus profond du monde, à une profondeur de 60 mètres, qui relie les parties européenne et asiatique d'Istanbul en traversant le détroit du Bosphore. La construction par un consortium d'entrepreneurs japonais et turcs a dû relever de nombreux défis, notamment sa conception sismique pour une résistance aux tremblements de terre de 7,5 Richter, le trafic maritime élevé (50 000 navires par an), les découvertes archéologiques et les pressions politiques.

Le professeur Roger Vickerman, professeur émérite d'économie européenne à l'université du Kent au Royaume-Uni, a parlé du tunnel sous la Manche entre l'Angleterre et la France. Commencé en 1987 et ouvert en 1994, ce système de tunnels de 50 km offre deux types de services : des trains-navettes pour voitures et camions entre les terminaux, et des services ferroviaires de transit. Pour les passagers, les trains à grande vitesse Eurostar relient Londres à Paris et Bruxelles. En guise de conseil aux participants japonais, le professeur Vickerman a ajouté qu'il était important d'obtenir un soutien clair de la part de plusieurs parties prenantes, tant au niveau national que local, afin de créer un consensus - et de traiter les préoccupations environnementales.

M. Jacques Marion, coprésident régional de la FPU pour l'Europe et le Moyen-Orient, a conclu le webinaire en expliquant la vision des fondateurs de la FPU qui sous-tend le tunnel Japon-Corée, lequel serait le premier maillon d'une grande voie internationale qui traverserait la Chine à l'ouest et la Russie au nord, contribuant ainsi à créer une zone économique prospère en Asie de l'Est. Elle s'étendrait ensuite vers l'Europe occidentale d'une part, et vers les États-Unis et le Canada d'autre part, par un tunnel sous-marin au niveau du détroit de Béring.

WEBINAIRE DE LA SESSION D'OUVERTURE

29 avril 2021 – 9h30

Dr. Hak Ja Han Moon Reverend Canon Ann Easter Sheikh Mohamad Ali Al-Haj Al-Amili Dr. Katsumi Otsuka
Senator Pier Ferdinando Casini, Dr. Claude Béglé Jacques Marion Dr. Thomas Walsh

La session d'ouverture d'ILC2021 a eu lieu le matin du 29 avril, initiant une série de huit webinaires en trois jours.

Reflétant l'approche de la FPU selon laquelle les efforts de paix doivent être fondés sur des valeurs spirituelles, la session a débuté par les invocations de la Révérende Chanoine Ann Easter du Royaume-Uni, ancienne aumônière de SAR la Reine Elizabeth II, et du Sheikh Mohamad Ali Al-Haj Al-Amili du Liban, directeur du Séminaire Imam As-Sajjad.

Le Dr Katsumi Otsuka, coprésident régional de la FPU pour l'Europe et le Moyen-Orient, a souligné que les webinaires commémoraient la visite des fondateurs de la FPU en Corée du Nord il y a trente ans et jetaient les bases du lancement du Think Tank 2022, qui consistera en groupes de travail d'experts explorant la question de la paix dans la péninsule coréenne.

Dans son discours d'ouverture, le sénateur italien Pier Ferdinando Casini, ancien président de l'Assemblée nationale italienne et président honoraire de l'Union interparlementaire, a expliqué que la question de la réunification de la Corée est un exemple de la tension entre pragmatisme politique et utopie. « Si la réunification au sens politique apparaît aujourd'hui comme un rêve, une convergence d'intérêts qui fait que les politiques des deux pays vont dans la même direction ne semble pas impossible », a-t-il déclaré.

Dr Claude Béglé, entrepreneur et ancien député suisse qui s'est rendu en Corée du Nord, a rappelé que la péninsule coréenne joue un rôle de tampon entre les deux camps géopolitiques menés par la Chine et les États-Unis, qui se disputent l'hégémonie. Il a décrit son expérience des similitudes entre les peuples de Corée du Nord et de Corée du Sud, qui sont tous deux travailleurs et visent l'excellence. « On doit apprendre à se pardonner mutuellement, a-t-il dit, comme l'Allemagne et la France ont réussi à le faire avec le temps, permettant ainsi la construction européenne. »

La séance d'ouverture comprenait une vidéo compilant les cinq précédentes initiatives du Rassemblement de l'espoir de la FPU. La vidéo présentait des intervenants tels que S.E. Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations Unies ; des lauréats du prix Nobel tels que l'ancien président sud-africain F.W. de Klerk et le directeur général du Programme alimentaire mondial David Beasley ; la co-inventrice du vaccin COVID-19 de l'Université d'Oxford, le professeur Sarah Gilbert ; et l'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

M. Jacques Marion, co-président régional de la FPU pour l'Europe et le Moyen-Orient, en tant que modérateur, a annoncé le sixième Rassemblement de l'espoir prévu pour le 9 mai et le lancement du « Think Tank 2022 », axé sur la question de la paix et de la réconciliation dans la péninsule coréenne.

Dr Thomas Walsh, président international de la FPU, a souligné le plan stratégique de la FPU visant à faire avancer la péninsule coréenne vers la paix. Il a indiqué que 120 webinaires de la FPU sur ce thème avaient été organisés au cours des trois derniers mois dans le monde entier, et que les efforts de paix du réseau international d'experts seront entrepris de manière multisectorielle, avec des délégations de haut niveau qui visiteront les principales nations concernées dès que la pandémie le permettra. Il a également exposé les plans de la FPU pour organiser un sommet mondial en novembre 2021, commémorant le 30e anniversaire de la visite des fondateurs en Corée du Nord en décembre 1991.

Dans son message, Dr Hak Ja Han Moon, cofondatrice de la FPU, a évoqué la guerre de Corée et le miracle que 16 pays membres de l'ONU se soient manifestés à l'époque pour soutenir la Corée du Sud. Faisant référence à ces soldats, dont beaucoup étaient adolescents, comme étant des héros de la providence, le Dr Moon a dit, en larmes, qu'elle était déterminée à ce qu'ils ne soient pas oubliés. Beaucoup de ces vétérans, aujourd'hui nonagénaires, ont exprimé leur désir de voir une Corée pacifiquement unie, a-t-elle dit. Elle a exprimé son désir que dans chaque nation contributrice on élève un monument sur lequel les noms de ces soldats tombés au combat soient inscrits.

CONSEIL INTERNATIONAL AU SOMMET POUR LA PAIX - WEBINAIRE ISCP

29 avril 2021 – 11h30

Mark Brann Dr. Werner Fasslabend H.E. Yves Leterme H.E. Kjell Magne Bondevik Dr. Karin Kneissl Dr. Alexander Zhebin

Thème : « Les implications pour l'Europe du processus de réunification pacifique de la péninsule coréenne - Comment l'Europe peut-elle y contribuer ? »

Dans son discours d'ouverture, M. Mark Brann, vice-président de la FPU pour l'Europe et le Moyen-Orient et directeur de l'ISCP pour l'Europe et le Moyen-Orient, a mentionné la prédiction de Mme Moon, cofondatrice de la FPU, selon laquelle le processus de réunification de la péninsule coréenne commencerait dès 2022, ajoutant qu'elle a initié en 2021 un groupe de travail interdisciplinaire mondial d'experts pour explorer les voies et les moyens de le mettre en oeuvre.

Le modérateur, Dr Werner Fasslabend, président de l'Institut autrichien pour la politique et la sécurité européennes et ancien ministre autrichien de la défense, a souligné que la péninsule coréenne est située à l'épicentre de la politique mondiale et suscite l'intérêt des trois grandes puissances mondiales.

S.E. Yves Leterme, premier ministre belge (2008 ; 2009-2011), a souligné quatre facteurs devant inciter l'Union européenne et la communauté mondiale à s'impliquer davantage dans la résolution du conflit dans la péninsule coréenne : Empêcher le déclenchement d'une deuxième guerre de Corée ; empêcher la Corée du Nord de devenir une puissance nucléaire ; contribuer à l'équilibre des pouvoirs dans cette région cruciale du monde ; et enfin, assurer le bien-être de la population coréenne, en particulier dans le Nord. L'UE devrait se concentrer sur trois éléments clés, a-t-il déclaré : la dénucléarisation et la non-prolifération, le développement social et économique et les droits de l'homme.

Selon S.E. Kjell Magne Bondevik, premier ministre de Norvège (1997-2000 ; 2001-2005), l'expérience montre que tenter d'imposer sa volonté à la Corée du Nord n'a pas été couronné de succès. Il a suggéré d'adopter une approche plus positive, telle que la « sunshine policy » initiée par l'ancien président sud-coréen Kim Dae-jung.  Il a proposé que l'Europe adopte une approche basée sur le modèle des accords d'Helsinki, qui ont conduit à un dialogue et à des accords sur la coopération économique et sécuritaire et sur les droits de l'homme pendant la guerre froide. De même, la Corée du Nord pourrait parvenir à des accords favorisant le développement de son économie et son intégration dans la communauté internationale. 

Dr Karin Kneissl, ministre des Affaires étrangères de l'Autriche (2017-2019), a évoqué l'accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015 entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne et l'Union européenne. « Dès que les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018, la Corée du Nord a conclu qu'on ne pouvait pas leur faire confiance », a-t-elle déclaré. Maintenant, après un nouveau départ à Washington, les négociations se concentrent non seulement sur les restrictions nucléaires, mais aussi sur le rôle régional de l'Iran au Moyen-Orient. L'Europe, avec des nations comme la Suisse, la Norvège ou la Russie, qui disposent de réseaux diplomatiques étendus sur la péninsule coréenne, pourrait jouer un rôle plus important dans le processus de paix.

Dr Alexander Zhebin, directeur du Centre d'études coréennes de l'Institut d'études extrême-orientales de l'Académie des sciences de Russie, a noté que la réunification de la Corée nécessitera une longue période de coexistence pacifique, au cours de laquelle la coopération économique et les garanties de sécurité pourront renforcer la confiance entre les deux pays. « Il est plus facile pour la Corée du Nord de traiter avec des puissances moyennes d'Europe », a-t-il déclaré. L'UE devrait partager sa vaste expérience en matière de mesures de confiance, assouplir les sanctions imposées à la Corée du Nord et fournir une assistance humanitaire, financière et technique, a-t-il ajouté.

Au cours de la session de questions-réponses, Dr Kneissl a déclaré qu'elle doutait qu'un processus d'Helsinki asiatique puisse être la solution dans le cas de la péninsule coréenne. En Europe, a ajouté Dr Zhebin, le processus d'Helsinki a été possible parce que les pays se reconnaissaient mutuellement, alors qu'en Asie du Nord-Est, il y a toujours des différends territoriaux, des frontières et des gouvernements qui ne sont pas mutuellement reconnus.

En conclusion, M. Brann a fait référence à tous les changements et développements qui se produisent en Asie du Nord-Est, et déclaré qu'il était crucial que l'Europe reconnaisse pleinement leurs implications et fasse tout ce qui est en son pouvoir pour aider à instaurer la paix dans la région.

ASSOCIATION INTERRELIGIEUSE POUR LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT - WEBINAIRE IAPD

29 avril 2021 – 14h30

Rabbi Kevin De-Carli Rev. Dr. William McComish Batool Subeiti Hon. Ján Figeľ Emina Frljak Professor Brian Myers Heiner Handschin

Thème : « La douleur oubliée d'un peuple divisé - Nouvelles perspectives de paix et de réconciliation dans la péninsule coréenne »

Le webinaire a été introduit par le modérateur, le rabbin Kevin De-Carli de Suisse, président du Conseil interreligieux des jeunes du GIIA (Geneva Interfaith Intercultural Alliance), qui a appelé les intervenants à faire leurs déclarations initiales.

Le révérend William McComish, doyen émérite de la cathédrale Saint-Pierre de Genève, en Suisse, a décrit comment les Coréens, issus d'une culture axée sur la famille, ont beaucoup souffert après la division de leurs familles par la guerre de Corée en 1950. Pourtant, c'est un crime qui a été oublié par le monde. En effet, la Corée était beaucoup moins connue que le Japon ou la Chine. En outre, nombreux sont ceux qui, à l'intérieur et à l'extérieur de la Corée, veulent préserver le statu quo pour leurs propres intérêts. « L'unification entraînera des défis, que beaucoup de gens sont réticents à affronter », a-t-il déclaré.

Mme Batool Subeiti, une militante pour la paix et jeune leader de la foi islamique à Birmingham, au Royaume-Uni, a souligné qu’il fallait traiter le problème à la racine. « La réunification devrait être entreprise par les mêmes acteurs qui ont causé la division, à savoir les grandes puissances », a-t-elle déclaré. « Et pour que les ONG puissent y contribuer, il faut plus de liberté politique et un accès plus facile au Nord, ce qui permettrait de créer des villages jumelés des deux côtés et d'encourager les mariages entre eux. »

L'honorable Ján Figel de Slovaquie, ancien commissaire européen et rapporteur spécial sur la liberté de religion et de conviction en dehors de l'UE, a souligné le rôle de l'Europe en tant que modèle d'inspiration pour de nombreux pays du monde. L'unité européenne a commencé comme le rêve de quelques-uns, puis est devenue le désir de beaucoup, et aujourd'hui c’est une nécessité. Pour promouvoir l'unification de la Corée, il faut des dirigeants qui offrent un exemple inspirant, et pas seulement des dirigeants politiques. Le schéma en trois étapes de « rêve, désir et nécessité » peut également s'appliquer à la péninsule coréenne.

Mme Emina Frljak, militante pour la paix et coordinatrice de Youth for Peace en Bosnie-Herzégovine, a donné le point de vue d'une jeune femme issue d'une nation encore divisée, avec un conflit gelé toujours présent malgré la paix déclarée. « La réconciliation en Corée ne devrait jamais être imposée, et les intérêts du peuple coréen devraient toujours être considérés comme une priorité », a-t-elle insisté. « La foi et la spiritualité peuvent être un point de guérison », a-t-elle ajouté.

Enfin, le professeur Brian Myers, auteur et professeur d'études internationales à l'université Dongseo de Busan, en Corée du Sud, a analysé en profondeur des questions fondamentales telles que l'idéologie Juche en Corée du Nord, qui est perçue comme quasi-religieuse par le monde occidental. Il n'y a pas de base commune avec la religion, a-t-il déclaré. Cette description de l'idéologie Juche comme religieuse a servi la vision et la stratégie des acteurs politiques régionaux et a été utilisée comme outil de propagande vers le monde extérieur.

Dans la deuxième partie du webinaire, les intervenants ont été invités à réfléchir au rôle de la spiritualité, de la foi et de la religion dans la promotion de la paix et de la réconciliation dans la péninsule coréenne. La question de la nécessité d'une forme de plan Marshall a été soulevée. L'honorable Ján Figeľ a rappelé que dans les années 1970, bien avant la chute du rideau de fer, une série de dialogues entre l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest avait débuté, connue sous le nom de processus d'Helsinki. Ce processus a débouché sur une véritable coopération, puis sur l'intégration de l'Europe de l'Est. Il a suggéré qu'un processus similaire serait utile dans la péninsule coréenne.

Dans son discours de clôture, M. Heiner Handschin, coordinateur de l'IAPD pour l'Europe et le Moyen-Orient, a rappelé l'appel des fondateurs de la FPU en faveur d'un conseil interreligieux aux Nations Unies, qui pourrait être très efficace dans les zones de conflit. Il a ajouté que l'ONU devrait s'impliquer davantage en Asie de l'Est, où elle manque de représentation, alors que 60 % de la population mondiale vit dans cette région. Il a appelé à la création d'un cinquième bureau de l'ONU dans la péninsule coréenne, dans la zone démilitarisée, ce qui susciterait un large intérêt dans le monde entier pour une paix durable dans la région.

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES PARLEMENTAIRES POUR LA PAIX - WEBINAIRE IAPP

29 avril 2021 – 16h30

Maria Nazarova Peter Haider Dr. Michael Balcomb Hon. Gadzhimurad Omarov Sen. Roberto Rampi Hon. Keith Best Baroness Sandip Verma

Thème : « Le rôle des parlementaires pour la paix dans la péninsule coréenne »

A l'ouverture du webinaire, la modératrice, Mme Maria Nazarova, présidente de la FPU-Russie, a soulevé trois questions : L'Europe peut-elle contribuer à la paix dans la péninsule coréenne ? Quel rôle peut jouer la Russie, qui relie l'Europe et l'Asie du Nord-Est ? La diplomatie parlementaire peut-elle contribuer à faire progresser le processus de paix tant attendu dans cette région en conflit ?  

M. Peter Haider, président de la FPU-Autriche, a expliqué dans son discours de bienvenue la vision des fondateurs de la FPU et leurs efforts pour réunifier leur patrie, la Corée, ainsi que la nécessité d'un soutien ferme de la communauté internationale. 

Dr Michael Balcomb, président régional pour l'Europe et le Moyen-Orient de la Fédération des familles pour la paix (FFWPU), une organisation affiliée à la FPU, a souligné que le conflit coréen étant le résultat d'un affrontement de forces mondiales, la réunification de la péninsule coréenne devrait être la préoccupation du monde entier. « Bien que le peuple coréen puisse croire qu'il lui appartient de résoudre le conflit, de nombreux exemples montrent que la paix et la sécurité durables des peuples et des nations dépendent du soutien du monde entier », a-t-il déclaré. « Si nous pouvons travailler ensemble », a-t-il conclu, « les principaux conflits non résolus du 20e siècle pourraient prendre fin. »

L'honorable Gadzhimurad Omarov, membre de la Douma d'État de la Fédération de Russie, a souligné que nous vivons à une époque où les nations doivent mettre de côté leurs propres agendas et se concentrer sur la paix, la sûreté et la sécurité pour tous. Lors d'un récent voyage en Afrique, il a pu constater à quel point les populations souffrent des répercussions de la guerre civile, et il a fait le lien avec la situation dans la péninsule coréenne. « Commémorant 30 années de relations diplomatiques avec la Corée du Sud, la Russie fait tout son possible pour aider à une réunification pacifique », a-t-il déclaré.

Dans sa présentation enregistrée, le sénateur italien Roberto Rampi a exprimé sa conviction que le travail interdisciplinaire est essentiel pour faciliter le processus de dialogue et de réunification de la péninsule coréenne. Il a suggéré que les outils culturels tels que l'art et le sport sont des moyens pacifiques de faire tomber les barrières.

L'honorable Keith Best, ancien membre du Parlement du Royaume-Uni et président du conseil d'administration de la FPU-UK, a évoqué la responsabilité de l'Union européenne dans l'apaisement des tensions sur la péninsule coréenne, convaincu que les parlementaires devraient jouer un rôle important dans le dialogue. « Ne représentant pas leurs gouvernements, a-t-il déclaré, ils ont plus de liberté pour examiner les domaines d'intérêt, avec moins de conséquences diplomatiques. Leur capacité à déterminer les véritables sujets de discorde leur permet de fournir plus d'informations que des services de renseignement, même sophistiqués. »

La baronne Sandip Verma, membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni, a déclaré que, selon son expérience, la collaboration au niveau de la pensée, des solutions, des pratiques, au-delà des différences politiques, a apporté le meilleur succès à tous les gouvernements dans le passé. « La crise mondiale du COVID-19 exige une réponse mondiale, mais la mauvaise communication et le manque d'intérêt partagé entre les pays ont rendu apparentes les failles dans le monde actuel », a-t-elle déclaré. « Il est urgent d'améliorer la gestion des relations à travers toutes les frontières », a-t-elle conclu.

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES MÉDIAS POUR LA PAIX - WEBINAIRE IMAP

30 avril 2021 - 9:30 CET

Thème : « Le rôle des médias pour la paix dans la péninsule coréenne »

Rita Payne Thomas McDevitt Masahiro Kuroki Professor Toshio Miyatsuka Lutfi Dervishi Humphrey Hawksley

Dans son mot de bienvenue comme modératrice, Mme Rita Payne, ancienne rédactrice pour l'Asie à BBC World News (TV) et présidente émérite de l'Association des journalistes du Commonwealth, a souligné que, malgré la baisse de confiance en eux due au phénomène des « fake news », les médias restent un élément crucial du réseau d'institutions démocratiques, qui ont contribué à maintenir la paix en Europe. Le webinaire IMAP, a-t-elle ajouté, vise à créer une image cohérente du rôle des médias dans les éventuels efforts de réunification de la péninsule coréenne.

M. Thomas McDevitt, président du journal The Washington Times aux États-Unis, a attiré l'attention sur les perturbations actuelles dans le monde - par exemple, la remise en question des normes sociales, le changement de la civilisation Atlantique ou la pandémie mondiale du COVID 19 - et sur le fait qu'il est vital pour les médias de traiter les nouvelles « avec exactitude, équité et pertinence » à cet égard. Il a souligné le rôle de l'IMAP dans cette tâche, l'objectif principal de l'organisation étant d'encourager le développement d'une industrie médiatique mondiale responsable.

M. Masahiro Kuroki, président et directeur général du journal Sekai Nippo au Japon, a déclaré que les expériences historiques de réunification en Europe pouvaient servir de modèle à la Corée. La mission des médias est de clarifier la nature politique, économique et culturelle du conflit. Faisant référence aux récentes élections présidentielles américaines, il a souligné comment l'apparition de nouvelles formes de médias, comme YouTube ou les services de réseaux sociaux, peut rendre la couverture médiatique fortement contestable et créer la confusion. « à la fois les anciens et les nouveaux médias devraient faire une introspection », a-t-il conclu.

Le professeur Toshio Miyatsuka, fondateur et président du Miyatsuka Korea Institute, a expliqué comment, en tant que Japonais, il a été exposé très jeune au conflit entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, et a ensuite rejoint la Japan-DPRK Society. Il a cité la guerre de propagande en cours, avec en guise d’arme principale les tracts largués au-dessus d'un pays par l'autre. « On les appelle souvent des ‘bombes en papier volantes’, a-t-il dit, car elles offrent aux Nord-Coréens une perspective différente et sont donc considérées comme ayant un impact certain sur les efforts d'unification. »

M. Lutfi Dervishi, journaliste et analyste politique, né en Albanie, pays autrefois qualifié de « Corée du Nord de l'Europe », a déclaré qu'il connaissait bien la perspective communiste sur les médias. Aujourd'hui, dit-il, l'Albanie est passée d'un modèle d'État de type nord-coréen à un modèle qui ressemble davantage à celui de la Corée du Sud, le journalisme passant de la propagande à la liberté médiatique. Pourtant, une nouvelle forme de guerre médiatique se développe dans le monde, qui n'est plus fondée sur les faits, mais sur l'opinion. « Il faut passer d’un journalisme d'affaires à un journalisme au service de la vérité », a-t-il déclaré.

M. Humphrey Hawksley, commentateur et radiodiffuseur, correspondant étranger de longue date de la BBC, a expliqué que les médias se nourrissent de conflits et qu'il n'est donc pas aisé d'examiner leur rôle dans l'instauration de la paix. Cette tâche est encore compliquée par la nature toujours plus diversifiée des médias, depuis les blogs jusqu’aux médias sociaux ou autres. « En ce qui concerne l'aspect géopolitique de la péninsule coréenne, a-t-il averti, il est crucial que les efforts de réunification obtiennent un consensus plus large entre les nations, car sans cela, ils deviendront le théâtre d’une guerre par procuration entre idéologies, ce qui est susceptible d’entraver tous les efforts de rétablissement de la paix. »

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES PREMIÈRES DAMES POUR LA PAIX - WEBINAIRE IAFLP

30 avril 2021 – 11h30 CET

Thème : « Réunification pacifique de la péninsule coréenne : Les femmes dans les processus internationaux de rétablissement de la paix et de réconciliation »

Carolyn Handschin-Moser Dr. Julia Moon H.E. Anneli Jäätteenmäki H.E. Nayla Moawad Dr. Elena Drapeko Boram Kim

Mme Carolyn Handschin-Moser, coordinatrice de l'IAFLP et vice-présidente pour l'Europe de la Fédération internationale des femmes pour la paix mondiale, une organisation affiliée à la FPU, a souhaité la bienvenue aux panélistes, en déclarant qu'il y a de nombreuses femmes dirigeantes dans notre région qui ont une grande expérience dans la gestion des conflits et des processus de paix, acquérant ainsi des outils critiques qui sont applicables partout.

Dans son discours d'ouverture, le Dr Julia Moon, présidente de la Fédération internationale des femmes pour la paix mondiale, a salué les efforts de Madame Moon, cofondatrice de la FPU, pour réunir des leaders de tous horizons afin de s'attaquer aux causes profondes des problèmes du monde. Se référant à l'exemple d'Eleanor Roosevelt, première présidente de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, qui a joué un rôle déterminant dans la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme, elle a déclaré que l'IAFLP peut devenir une plate-forme pour réaliser un monde de paix durable basé sur l'interdépendance, la prospérité mutuelle et les valeurs universelles. 

S.E. Anneli Jäätteenmäki, première femme premier ministre de Finlande, a offert sa perspective sur le thème en tant qu'oratrice et modératrice de session. Elle a souligné l'importance pour les femmes d'utiliser leur valeur unique pour revendiquer une place dans les négociations de paix. À partir de son expérience, elle a proposé trois éléments clés généralement applicables aux négociations de paix. Premièrement : étudier l'histoire et les traits spécifiques de la nation susceptibles de justifier certaines décisions et de favoriser la compréhension. Deuxièmement : être conscient du besoin de coopération entre les autorités et les ONG, et inclure toutes les parties. Troisièmement : utiliser des exemples personnels dans les sociétés démocratiques pour aider les gens à se connecter à leurs histoires, leurs luttes et leurs victoires.

S.E. Nayla Moawad, ancienne ministre des affaires sociales et ancienne première dame du Liban, devenue active en politique après l'assassinat de son mari, le président René Moawad, en 1989, a déclaré : « Si nous voulons améliorer la situation dans le monde, nous devons encourager les femmes à être actives en politique. » Elle a fait référence au nombre croissant de femmes engagées dans la politique libanaise au cours des 40 dernières années. « Les bons dirigeants politiques doivent se connecter au peuple avec le cœur, comprendre ses besoins et l'encourager à atteindre ses objectifs », a-t-elle déclaré. Mme Moawad a souligné l'importance de la coopération entre les autorités et les ONG dans l'accomplissement des tâches essentielles au service de la population.

L’honorable Elena Drapeko, membre de la Douma d'État russe et première vice-présidente de la commission de la culture, s'est penchée sur les causes des conflits et des effusions de sang. Ayant constaté qu'une mauvaise connaissance de l'histoire de sa propre nation ainsi que celle des autres nations peut être à l'origine de malentendus et de méfiance, entraînant des conflits et des violences, Mme Drapeko a lancé des projets de réconciliation par le biais de programmes d'échanges culturels dans les villages, permettant aux gens de faire connaissance et d'instaurer la confiance. Parmi d’autres exemples, citons l'implication réussie des mères dans des zones de conflit (à la frontière avec l'Ukraine) pour obtenir un cessez-le-feu, et le rapatriement d'enfants orphelins de Syrie.

Mme Boram Kim, qui travaille pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Allemagne, a offert des perspectives à la fois coréennes et onusiennes. Mme Kim a souligné le rôle des femmes dans les missions de maintien de la paix de l'ONU au cours des deux dernières décennies. Elle a présenté des données provenant de ces missions dans le monde entier, indiquant une augmentation de la participation des femmes dans les unités de police de 1 % à 11 % depuis 1993. Elle a souligné l'impact sur les affaires mondiales des déclarations de l'ONU sur le rôle des femmes. Elle a conclu en posant la question suivante : « Comment positionner les femmes pour qu'elles soient considérées comme des actrices du changement durable dans les processus de rétablissement de la paix et de réconciliation ? »

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ARTS ET DE LA CULTURE POUR LA PAIX - WEBINAIRE IAACP

30 avril 2021 – 16h00

Thème : « Le rôle de la culture dans la réunification pacifique de la péninsule coréenne »

Armando Lozano Dr. Antonio Domenech Isabella Krapf Dr. Oleksiy Rohotchenk Ji Suk (Jessy) Baek

En tant que modérateur, M. Armando Lozano, président du centre culturel Espacio Ronda à Madrid, a dit qu'il fallait aborder le problème de la division de la péninsule coréenne par le biais de l'art. « Les gens se souviennent des réalisations dans le domaine de l'art, de l'architecture ou de la musique, avec gratitude pour leur diversité, sans aucun sens de compétition », a-t-il noté. La culture est un langage universel qui va au-delà des tensions et des problèmes créés par l'histoire et la politique, a-t-il ajouté.

Avant la présentation de chaque panéliste, une courte vidéo sur son parcours et son travail artistique a été projetée.

Dr Antonio Domenech, professeur associé en études est-asiatiques et en études coréennes à l'université de Malaga, en Espagne, a vécu pendant dix ans en Corée du Sud, où il a épousé une artiste coréenne. Le plus important, dit-il, est de comprendre le han, le sentiment de souffrance et de douleur éprouvé par les Coréens âgés, qui ont le plus souffert de la séparation de leurs familles entre le Nord et le Sud. Le han a réuni maintes personnes dans la tentative de surmonter la division d'une nation ayant une culture, une histoire et une langue uniques. En 2000, il a assisté aux réunions des familles coréennes, leur donnant ainsi l'espoir d'une réunification de la Corée du Nord et du Sud.  En outre, l'héritage culturel commun des deux pays est un outil important sur la voie de l'unification. 

Mme Isabella Krapf, musicienne et vice-présidente de l'Association de la République populaire démocratique de Corée en Autriche, a travaillé comme professeure de musique dans un théâtre de Pyongyang de 2011 à 2013 et a témoigné que les Nord-Coréens sont fiers de leur culture, de leur art et de leur musique. La danse traditionnelle occupe une place de choix dans la culture nord-coréenne, ainsi que dans la vie des habitants de tout le pays. La peinture, la calligraphie, la broderie ou le chant contribuent tous à maintenir la culture ancienne en vie. D'autre part, l'intérêt pour les styles contemporains et les influences étrangères, comme le jazz, est également fort. 

Dr Oleksiy Rohotchenko, critique d'art et membre de l'Académie nationale des arts d'Ukraine, a décrit la richesse de la culture artistique de la Corée, notamment son art ancien de la poterie. Il a donné des exemples du rôle unificateur que jouent les sous-cultures parmi les gens. Le festival annuel des forgerons en Ukraine rassemble des forgerons du monde entier qui partagent leurs compétences dans des conditions réelles reconstituées.  Les ex-Allemagnes de l'Est et de l'Ouest, les Corées divisées, l'Ukraine, partagent toutes un art populaire qui leur est propre. L'ethno-culture peut être le guide d'un pays vers une sphère culturelle mondiale.

Mme Ji Suk (Jessy) Baek, diplômée de l'Académie des beaux-arts de Séoul et résidant en Croatie, a déclaré que, la Corée ayant été divisée malgré la volonté des Coréens, la réunification ne peut pas dépendre uniquement des deux Corées. Depuis les années 1980, la vague coréenne, c'est-à-dire la popularité de la K-pop sud-coréenne et d'autres produits culturels, s'est répandue dans le monde entier, même en Corée du Nord. Elle croit qu'une culture coréenne unie pourrait contribuer au développement d'une culture mondiale capable de nourrir et d'élever l'esprit.

Dans leurs conclusions, les intervenants ont souligné l'importance de rapprocher les jeunes du Sud, peu intéressés par la réunification, et les jeunes du Nord, par le biais de programmes culturels, éducatifs ou sportifs, et de programmes d'échange scolaire. Les femmes sont particulièrement bien placées pour rapprocher les gens, et l'art populaire, qui nécessite peu d'explications théoriques, contrairement à l'art contemporain, peut être un bon outil de dialogue culturel.

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ACADÉMICIENS POUR LA PAIX - WEBINAIRE IAAP

1er mai 2021 – 9h30

Thème : « Vers une communauté économique en Asie du Nord-Est ? Ce qu’on peut apprendre de l'histoire de l'Union européenne »

Dr. Niklas Swanström Hon. Erna Hennicot-Schoepges Jun Isomura Dr. Vladimir Petrovsky Yoshihiro Yamazaki

Le modérateur, le Dr Niklas Swanström, directeur exécutif de l'Institut pour la politique de sécurité et de développement en Suède, a apporté son expertise à la conférence et a formulé des remarques initiales : « Je pense qu'il y a des leçons importantes à tirer de l'expérience européenne, mais l'Asie du Nord-Est est une région unique. Rien ne se passe dans une bulle régionale ; les facteurs internationaux jouent toujours un rôle majeur, la coopération est donc nécessaire. »

La première intervenante, l’honorable Erna Hennicot-Schoepges, ancienne présidente de la Chambre des députés du Luxembourg, a passé en revue le processus d'unification européenne, étape par étape : de la Communauté européenne du charbon et de l'acier après la Seconde Guerre mondiale à la Communauté économique européenne, puis à l'Union européenne d'aujourd'hui. Le principe fondateur de l'UE est la démocratie, et c'est là-dessus qu'il faut travailler en priorité. « Le monde change après cette pandémie. Il est devenu plus global. Nous devons comprendre que tout est question de compromis et de liens entre les gens, ainsi que de volonté politique », a-t-elle conclu.

M. Jun Isomura, chercheur principal à l'Institut Hudson de Washington DC, basé au Japon, a noté qu'en vertu de la convention d'armistice de 1953, la péninsule coréenne est toujours en guerre. « Un accord de fin de guerre entre la RPDC et les Etats-Unis, y compris le commandement de l'ONU, ne signifierait pas la fin de la guerre entre la RPDC et la Corée du Sud, en théorie. Ainsi, avant de parler d'unification, la Corée du Sud devrait résoudre ce problème. Tout comme l'Allemagne de l'Ouest a entrepris une grande variété de préparatifs pour l'Allemagne de l'Est et l'Europe de l'Est, l'unification de la RPDC et de la Corée du Sud nécessite un processus de préparation similaire », a-t-il expliqué.

Le Dr Vladimir Petrovsky, chercheur au Centre Russie-Chine de l'Institut d'études extrême-orientales de l'Académie des sciences de Russie, a déclaré que pour créer une communauté économique en Asie du Nord-Est, il faudrait s’inspirer de l'expérience des formations intégrées en Asie de l'Est et en Eurasie. L'intégration européenne s'est faite sur la base de la réconciliation après la Seconde Guerre mondiale, a-t-il déclaré. Toutefois, en Asie du Nord-Est, il existe encore des litiges territoriaux sur de nombreuses frontières et un manque de confiance mutuelle entre les nations. C'est ce qui empêche la construction d'une communauté. Il a conclu en affirmant qu'il n'est pas souhaitable de s'allier contre la Chine, ni de l'exclure.

Dans leurs remarques finales, les orateurs ont déclaré : Le premier pas vers l'unification serait de laisser les citoyens se rencontrer et les familles se réunir. En Allemagne, ce sont les gens qui ont ouvert les frontières, pas les politiciens. La Corée du Nord n'a pas l'intention de déclencher une guerre avec les États-Unis. Elle se sert de ses missiles comme outil de négociation, car elle veut être reconnue comme une nation.

Dans ses remarques finales, M. Yoshihiro Yamazaki, directeur de liaison pour l'Europe et le Moyen-Orient de l'Institut des politiques de paix du Japon, a déclaré que si la question coréenne trouve une solution, cela aidera certainement de nombreuses nations et de nombreux peuples en détresse dans le monde à démêler leur propre situation. En conséquence, la FPU a élaboré trois principes directeurs pour la création de communautés de nations pacifiques et prospères : l'interdépendance, la prospérité mutuelle et les valeurs universellement partagées, que les fondateurs de la FPU défendent explicitement depuis les années 1960.

SESSION DE CLÔTURE

1 mai 2021 – 11h00

Dr. Katsumi Otsuka, Dr. Michael Balcomb Jacques Marion Carolyn Handschin-Moser

La Conférence internationale ILC2021 s'est terminée par les réflexions du Dr Katsumi Otsuka, co-président régional de la FPU pour l'Europe et le Moyen-Orient, et du Dr Michael Balcomb, président régional de la Fédération des familles pour la paix (FFWPU) en Europe et au Moyen-Orient. Tous deux ont remercié les intervenants et les participants pour leur implication dans ce programme intense, et pour la grande diversité des points de vue et des propositions qui ont été offerts en faveur de la paix et de la réunification de la péninsule coréenne.

M. Jacques Marion, co-président régional de la FPU pour l'Europe et le Moyen-Orient, a donné un bref aperçu de chaque discussion du webinaire, suivi de Mme Carolyn Handschin-Moser, coordinatrice de l'Association internationale des Premières Dames pour la Paix, qui a fait un rapport sur les oratrices et les discussions du webinaire IAFLP.

Il y a soixante-dix ans, le monde a combattu en Corée mais a laissé le pays divisé. Aujourd'hui, la FPU est convaincue que le monde doit se rassembler à nouveau et prendre la responsabilité de résoudre la division de la péninsule coréenne, qui est un centre de lutte de pouvoir entre les principales nations du monde.

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