Session IV : Les défis critiques de notre temps : Perspectives régionales (14 février)

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      Mme Tomiko Duggan, directrice du bureau des affaires publiques de la FPU, était modératrice. Des représentants du monde entier ayant une expertise dans divers domaines ont offert leurs réflexions sur les enjeux cruciaux de régions géographiques spécifiques : Moyen-Orient Europe et Afrique, Amériques et Asie-Pacifique.

      Anoma Gamage, vice-ministre du Développement des ressources pétrolières du Sri Lanka, a parlé de l’importance du rôle des femmes, dans un pays où elles restent très marginalisées. Il faut les inclure dans la politique, a-t-elle dit, car « nous sommes idéalement créées comme des agents de changement. » Les femmes ont un don naturel pour être le centre d'harmonie dans la famille et la société. Les crimes et les abus sexuels perpétrés contre les femmes sont très préoccupants et sont un indice de la santé globale de la nation. Les médias et la technologie nous rendent plus sensibles aux  droits des femmes. Les femmes entrent dans la politique et le monde des affaires en plus grand nombre et ont un impact. Elle a appelé à de plus grandes opportunités d'éducation pour les filles, ce qui devrait conduire à de meilleures perspectives d'emploi. « La voix des femmes doit être entendue », a-t-elle précisé.

      Le Dr Walther Lichem, président du service InterPress et ancien ambassadeur d'Autriche, a parlé du rôle des structures régionales dans le règlement des défis. Le changement global doit se traduire au niveau local, a-t-il souligné On parle alors de défi « glocal ». Ce qui est nouveau est le sens de l'interdépendance. Rien ne peut être pris isolément. La coopération régionale doit être reliée au niveau mondial. En fait, aujourd'hui aucun problème majeur ne peut être traité isolément. Il a dit : « Le nouvel ordre du jour du 21e siècle tient en deux lettres : ET (E-T). On parle toujours de A ET B. Chaque question doit être abordée rapport aux autres enjeux et agendas qui lui sont liés. » Et d'ajouter : « Il n'est pas étonnant que l'Organisation des Nations Unies a donné à de nombreuses organisations régionales un statut d'observateur. »

      Dr. Shujiro Mizuno, professeur à l'université Rissho au Japon, a parlé de « questions familiales au Japon et de l'éducation de la famille. » (Voir la présentation Powerpoint)

      M. Issaka Sidibe, président de l'Assemblée nationale du Mali, et deuxième personnage de l'Etat a expliqué les défis du Mali, notamment l'extrémisme violent. Le sous-développement et la faible gouvernance, a-t-il dit, "créent un terrain fertile pour le militantisme." La combinaison d'un faible gouvernement central, de la pauvreté, du trafic de drogue, de la traite des personnes, et de l'insécurité, ouvrent la région au danger et à l'extrémisme. L'intervention de la France en 2013 a aidé le gouvernement du Mali à reprendre le nord, et les forces des autres États de l'Union africaine ont joué un rôle essentiel pour reprendre aux islamistes des territoires, mais il est clair, a-t-il dit, que « les frontières ne sont que des lignes sur une carte et l'interaction entre djihadistes, rebelles et groupes criminels dans la région est un problème permanent grave. » Il a déclaré que le meilleur moyen d'arrêter l’extrémisme violent est de soutenir le développement. « On en revient à l'économie ». Des groupes militants ciblent les jeunes chômeurs et les recrutent. Sidibe a appelé la communauté internationale et les Nations Unies à trouver les moyens de fournir des emplois et un soutien économique à son pays. En résumé, concernant les perspectives régionales, il y avait un large consensus : des sujets comme le changement climatique, la pauvreté et le terrorisme sont de nature transnationale. Si chaque nation et région doit identifier et mettre en œuvre une stratégie et une approche locale, en même temps il doit y avoir une action concertée au niveau plus large entre les organisations internationales, des entreprises, des universités, des organisations religieuses et des ONG telles que la FPU.

      En conclusion, il y avait un large soutien en faveur de la réalisation des objectifs des Nations Unies pour le développement durable décrits en septembre 2015, en particulier en ce qui concerne les questions de la pauvreté, la sécurité alimentaire, l'égalité des sexes et le changement climatique.

       

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