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Éducation pour une paix durable 

  • Mme Soraya Ayouch, professeur de psychologie à l'Université de Paris et membre de la Fondation Al Moultaqa, a modéré l'événement.
    Mme Soraya Ayouch, professeur de psychologie à l’Université de Paris et membre de la Fondation Al Moultaqa, a modéré l’événement.
  • S.E. Doudou Diène, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée
    S.E. Doudou Diène, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée
  • S.E. M. Ny Toky Andriamanjato, ancien Délégué permanent adjoint et Chargé d'Affaires de la Délégation de Madagascar auprès de l'UNESCO
    S.E. M. Ny Toky Andriamanjato, ancien Délégué permanent adjoint et Chargé d’Affaires de la Délégation de Madagascar auprès de l’UNESCO
  • M.  Jacques Marion, président de la FPU France et coprésident de la FPU Europe et Moyen-Orient
    M. Jacques Marion, président de la FPU France et coprésident de la FPU Europe et Moyen-Orient
  • Les orateurs et les participants à la conférence.
    Les orateurs et les participants à la conférence.

Le 24 janvier a été déclarée « Journée internationale de l’éducation » par les Nations Unies, et le thème de 2024 était « Apprendre pour une paix durable ». À cette occasion, l’UNESCO, soulignant le rôle crucial du système éducatif, a appelé les enseignants à « s’unir pour lutter contre les discours de haine et encourager la tolérance et la compréhension mutuelle. »

Désireuse de contribuer à cet objectif, la Fédération pour la Paix Universelle et la Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale, une organisation affiliée à la FPU, ont organisé une conférence ayant comme thème « Éducation pour une paix durable ». Le but était de présenter la récente « Recommandation sur l’éducation pour la paix, les droits de l’homme et le développement durable » annoncée par l’UNESCO lors de sa 42e session en septembre 2023.

 L’Espace Barrault a accueilli une quarantaine de participants dont plusieurs ambassadeurs de paix et responsables de différents secteurs de la société. Une vingtaine de participants suivaient en visio-conférence. Mme Soraya Ayouche, professeur de psychologie à l’Université de Paris et membre de la Fondation Al Moultaqa, était la modératrice et trois intervenants ont exprimé leurs recommandations.

Son Excellence M. Doudou Diène, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance, a partagé son point de vue sur la Recommandation de l’UNESCO. M. Diène a expliqué que l’éducation ne devrait pas se limiter à l’enseignement de connaissances techniques, en préparation à la vie professionnelle, mais aussi inclure celui des valeurs universelles pouvant renforcer le tissu social pour la tolérance et le vivre ensemble. Initiateur à l’UNESCO du projet des « Routes de la Soie », il a milité pendant de nombreuses années au sein de cette institution et de l’ONU pour la réalisation d’une culture de la paix, mettant en valeur les trois dimensions – esthétique, éthique et spirituelle – de la culture, qui sont essentielles au rapprochement des peuples. Il a insisté sur la responsabilité individuelle et la pratique dans la vie quotidienne des valeurs du respect, de l’altruisme et de la générosité comme socle d’une société harmonieuse et ouverte.

Le deuxième orateur était SEM Ny Toky Andriamanjato, ancien délégué permanent adjoint Chargé d’Affaires de la délégation de Madagascar auprès de l’UNESCO. Il est actuellement secrétaire général de l’Association « Peace and Harmony Development », et a pour sa part souligné l’importance du dialogue interculturel et interreligieux. Les différentes traditions spirituelles se rejoignent 80% du temps pour ne différer souvent que sur des points de moindre importance. Il est donc nécessaire qu’elles dépassent leurs différences et collaborent activement à la réalisation de leurs idéaux communs. Elles contribueront ainsi naturellement à la réalisation d’un monde plus harmonieux et pacifique. 

Ces présentations ont été suivies de séances de questions-réponses mettant en lumière, dans ce temps de conflits tragiques à l’échelle planétaire, la difficulté de faire triompher la vision de paix promue par l’UNESCO. Les débats ont permis aux intervenants de réaffirmer l’importance de la responsabilité individuelle pour influencer le destin du monde et faire triompher les idéaux de paix. Ils ont aussi souligné l’urgence de redoubler d’efforts pour défendre ces idéaux, qui s’enracinent au cœur de l’éducation offerte au sein des familles et des organismes en charge de l’éducation dans chaque nation.

M.  Jacques Marion, président de la FPU France et coprésident de la FPU Europe et Moyen-Orient, a conclu la soirée en partageant quelques points essentiels de la vision de la Fédération pour la Paix Universelle sur l’éducation à la paix. Il a expliqué que l’éducation du cœur et des valeurs était la base de l’éducation à la paix, aux droits humains et au développement durable, et que de ce point de vue la cellule familiale jouait un rôle des plus importants. Ce rôle, bien trop souvent occulté dans les débats publics, mériterait d’être davantage pris en compte et mis en avant dans les projets gouvernementaux.