Journée internationale de la paix 2026 – FPU – FFPM
19 septembre 2026 – Espace Barrault, Paris
À l’occasion de la Journée internationale de la paix 2026, la Fédération pour la paix universelle (FPU) et la Fédération des femmes pour la paix mondiale (FFPM) ont organisé, le 19 septembre, une rencontre au siège parisien de la FPU autour du thème : « La famille, actrice de la paix au quotidien ». Cette rencontre s’inscrivait dans le thème proposé cette année par les Nations Unies pour la Journée de la paix: « Investir dans la paix pour tous, partout, chaque jour. »
La réunion a été ouverte et modérée par Mme Brigitte Wada, présidente de la Fédération des femmes pour la paix mondiale en France. Elle a accueilli les participants et rappelé l’histoire de la Journée internationale de la paix ainsi que son importance pour la mobilisation de la société civile.
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Culture de la Paix et responsabilité
Le premier intervenant, M. Jacques Marion, président de la FPU en France et en Europe-Moyen-Orient, a consacré son intervention au thème « Culture de paix et responsabilité ». Il a rappelé le rôle joué par les Nations Unies et l’UNESCO dans la promotion d’une culture de la paix, qui implique la responsabilité de chaque citoyen.
Faisant le lien avec les débats actuels en France sur la prévention des violences sexistes et sexuelles, il a souligné l’importance de l’éducation et de la responsabilité familiale dans la prévention des comportements violents. Selon la perspective de la FPU, la culture de paix commence en effet par l’apprentissage, au sein de la famille, de l’amour, du respect de l’autre et du sens des responsabilités.
Jacques Marion a également rappelé l’appel des fondateurs de la FPU en faveur d’une conception de la démocratie fondée non seulement sur les droits, mais aussi sur les responsabilités. Dans cette perspective, l’exercice de l’autorité, qu’elle soit politique ou sociale, devrait être inspiré par un sens du devoir et du service comparable à celui que les parents exercent à l’égard de leurs enfants.
Enfin, il a évoqué la fragilisation du lien conjugal et ses conséquences sur la vie familiale, soulignant que la solidité de la famille ne relève pas seulement de la sphère privée, mais constitue également un enjeu de cohésion sociale et de stabilité démocratique.
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La familles, premier lieu d’apprentissage du vivre-ensemble
La deuxième intervenante, Mme Christine Jouan Bruneau, présidente de l’ONG Femmes de Demain et ancienne maire-adjointe de Boulogne-Billancourt chargée des questions familiales, a insisté sur le rôle fondamental de la famille comme premier espace de transmission, d’éducation et d’apprentissage du vivre-ensemble. Elle a montré comment l’enfant construit progressivement sa personnalité à travers les relations affectives et éducatives qu’il expérimente dans sa famille. C’est notamment dans ce cadre qu’il apprend le respect de l’autre, les règles de la vie collective, la responsabilité et l’altruisme.
Face aux fragilités que peuvent connaître certaines familles, Christine Jouan Bruneau a souligné la responsabilité irremplaçable des parents, tout en mettant en avant le rôle de la famille élargie, notamment celui des grands-parents, ainsi que l’apport des associations et des structures sociales lorsque les familles rencontrent des difficultés. Elle a également insisté sur la nécessité d’un environnement social et de politiques publiques favorables aux familles, permettant notamment de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle et d’accompagner les parents dans leurs responsabilités éducatives.
En conclusion, elle a rappelé que, si la paix ne se décrète pas mais se construit, la famille également se construit dans la durée, par l’engagement, l’éducation et la transmission.
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Les mots, la famille et la liberté de penser
La troisième intervenante, Mme Jennifer Lambert, membre du Syndicat de la Famille, est intervenue par visioconférence sur le thème : « Quand les mots perdent leur sens, nous perdons notre liberté ». Après avoir rappelé le rôle éducatif, social et spirituel de la famille, elle a centré son intervention sur la question du langage et de son évolution dans les débats contemporains sur la famille.
Elle a présenté les différences entre une approche constructiviste, selon laquelle les formes et les définitions de la famille peuvent évoluer avec la société, et une approche anthropologique qui considère la famille fondée sur l’altérité entre l’homme et la femme comme une réalité naturelle et structurante. Elle a illustré son propos par plusieurs évolutions du droit et du vocabulaire en France, notamment la redéfinition juridique du mariage et l’évolution de certaines désignations de la parentalité. Ces transformations, a-t-elle souligné, montrent l’importance des mots dans la manière dont une société définit ses repères et transmet sa conception de la réalité.
Elle a enfin appelé à une attention particulière au langage, à la transmission de la mémoire et des repères familiaux, ainsi qu’à l’éducation des enfants et au discernement face aux médias et aux réseaux sociaux. La liberté de penser, a-t-elle conclu, suppose notamment la capacité à nommer et à examiner les réalités avec clarté.
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La famille, une école du « cœur »
La dernière intervenante, Mme Marie-Christine Odent, conseillère conjugale, a apporté à la rencontre une dimension particulièrement concrète en partageant son expérience professionnelle de l’accompagnement des couples et des familles. Elle a rappelé que la paix commence au sein de la famille, où chacun apprend à écouter, à gérer les désaccords, à respecter l’autre et à réparer les blessures. La famille peut ainsi devenir une véritable « école du cœur », qui façonne notre manière d’entrer en relation avec les autres.
Elle a montré que les expériences affectives vécues durant l’enfance peuvent laisser une empreinte durable et parfois réapparaître dans la vie conjugale. Les blessures anciennes peuvent alors alimenter les conflits. Mais le couple peut également devenir un lieu de réparation et de transformation, grâce à la prise de conscience, au dialogue et à la volonté de progresser ensemble.
La paix familiale ne signifie donc pas l’absence de conflits. Elle consiste plutôt à apprendre à traverser les désaccords sans humilier ni rejeter l’autre, à reconnaître ses erreurs, à demander pardon et à réparer. Ces expériences constituent également un apprentissage précieux pour les enfants, qui découvrent ainsi concrètement les conditions de la réconciliation.
Mme Odent a enfin souligné que la famille est un lieu privilégié où l’on apprend différentes formes d’amour : recevoir, faire confiance, partager, respecter les différences, construire dans la réciprocité, protéger et transmettre. De simples pratiques quotidiennes — écouter véritablement, choisir ses paroles, reconnaître sa part de responsabilité ou instaurer un temps de dialogue familial — peuvent ainsi contribuer à développer une culture de confiance, de respect et de réparation.
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Des échanges appréciés et une remise de certificats
Les interventions ont suscité questions et réactions de la part des participants. Les échanges ont mis en évidence la richesse et la complémentarité des différentes approches — institutionnelle, éducative, anthropologique et relationnelle — autour du rôle de la famille dans la construction d’une culture de paix. Plusieurs participants ont souligné la qualité et le professionnalisme des présentations et ont exprimé le souhait que cette réflexion puisse être davantage développée et partagée dans leurs pays respectifs.
La rencontre s’est conclue par la remise de certificats d’Ambassadeur de paix à cinq participants engagés dans des domaines aussi divers que la vie religieuse, le monde économique, l’action humanitaire et l’éducation. Chacun a eu l’occasion de présenter brièvement son domaine d’engagement, faisant ressortir la diversité et la complémentarité de ces parcours, ainsi que leur convergence autour de valeurs communes au service de la paix.
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Quelques photos de la rencontre
Echanges de conclusion – Questions / Réponses
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