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La FPU s’adresse à la Conférence parlementaire sur le dialogue interreligieux à Rome

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    M. Lorenzo Fontana, président de la Chambre des députés italienne, prononce le discours d’ouverture.
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    Le président Casini, IPU Italie, lisant le communiqué de Rome
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    Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong
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    Groupe de haut niveau sur la lutte contre la haine fondée sur la religion ou les convictions
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    L’archevêque copte orthodoxe Angaleos, légat papal au Royaume-Uni, et Nazila Ghanea, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la liberté religieuse.
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    Le pape Léon XIV s’adressant aux participants à la conférence au Vatican
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    Descendant de Mahatma Gandhi
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    Le Dr Hamad prend la parole.
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    Le Dr Hamad avec Bhai Sahib Bhai Mohinder Singh Ahluwalia, président, Guru Nanak Nishkam Sewak Jatha, Royaume Uni
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    Le Dr Hamad avec Son Éminence le cardinal George Jacob Koovakad, préfet du Dicastère pour le dialogue interreligieux
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    La présidente de l’Assemblée nationale de Tanzanie, Dr. Tulia Ackson, présidente internationale de l’UIP, prononce le discours de clôture.
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Rome, Italie – Au siège de la Chambre des députés italienne à Rome, s’est tenue du 19 au 21 juin 2025 la deuxième Conférence parlementaire sur le dialogue interreligieux, sur le thème « Renforcer la confiance et embrasser l’espoir pour notre avenir commun ». La conférence était organisée par l’Union interparlementaire (UIP) en partenariat avec le Parlement italien et l’ONG Religions pour la paix. Elle a réuni 650 délégués de près de 100 pays, dont des parlementaires de 68 pays membres de l’UIP et de deux organisations membres associées (le Parlement arabe et le Parlement européen).

Etaient également présents des représentants de dix organisations observatrices permanentes (telles que les Nations unies et l’UNESCO), de 19 organisations universitaires et de plus de 70 ONG, organisations confessionnelles et intergouvernementales, ainsi que 26 chefs religieux.

La conférence de Rome faisait suite à la première Conférence parlementaire sur le dialogue interreligieux organisée en 2023 à Marrakech par l’UIP et le Royaume du Maroc. Tenue pendant l’année jubilaire proclamée par le défunt pape François au début de l’année 2025, cette deuxième conférence s’est inscrite dans l’esprit du communiqué de Marrakech, qui affirmait que le dialogue interreligieux « repose sur le soutien aux droits et libertés fondamentaux » et « est essentiel pour promouvoir l’inclusion et la coexistence pacifique ».

Le débat général sur le thème « Parlementaires en dialogue avec les religions et les croyances : renforcer la confiance et embrasser l’espoir pour notre avenir commun » s’est tenu dans la salle plénière de l’Assemblée, sous la coprésidence du sénateur Pier Ferdinando Casini, président du chapitre italien de l’UIP, et de la présidente de l’UIP, Mme Tulia Ackson, présidente du parlement Tanzanien. Après les allocutions liminaires de hauts représentants, dont l’ambassadrice Simona-Mirela Miculescu, présidente de la Conférence générale de l’UNESCO, et M. Miguel Moratinos, haut représentant de l’Alliance des civilisations des Nations Unies, plus de 70 parlementaires, chefs religieux et représentants d’ONG ou d’organisations confessionnelles ont pris la parole pour présenter brièvement les politiques de leur pays en matière de liberté religieuse ou les projets de leur organisation.

Au cours de la session, le Dr Tageldin Hamad, président d’UPF-International, a déclaré : « La paix véritable ne peut être imposée d’en haut ni exigée d’en bas – elle doit se cultiver par la confiance et s’enraciner dans nos valeurs spirituelles et morales communes. » Il a ajouté : « La Fédération pour la paix universelle estime qu’une paix véritable ne peut être atteinte par la seule politique, ni par la religion isolément. Une paix durable émerge lorsque sagesse politique et perspicacité spirituelle vont de pair. »

Il a ajouté : « Dans cet esprit, nous rappelons la proposition visionnaire de Madame Hak Ja Han et de son défunt mari, le Dr Moon, cofondateurs d’UPF. Le 18 août 2000, ils ont organisé une conférence internationale au siège des Nations Unies à New York et ont appelé à la création d’un Conseil interreligieux aux Nations Unies. Ils estimaient qu’à côté des voix des dirigeants politiques, celles des chefs spirituels devaient également être entendues, afin d’apporter une clarté morale, une sagesse spirituelle et une perspective plus profonde sur la condition humaine. Plusieurs nations ont entendu cet appel et un processus productif a vu le jour, qui a abouti à des résultats positifs. »

Tout au long de cette conférence de deux jours, plusieurs séances de travail ont été organisées dans des salles adjacentes. Les thèmes abordés comprenaient la promotion de la coexistence pacifique, la défense des droits des minorités religieuses, la promotion de sociétés inclusives, la promotion d’un leadership éthique, l’investissement dans l’éducation pour la paix, le dialogue interreligieux et l’inclusion des femmes dans la vie publique. Parmi les organisateurs et les modérateurs figuraient l’UIP, Religions pour la paix, le Forum de la paix d’Abou Dhabi, le Réseau des artisans de paix religieux et traditionnels, Globethics, l’Alliance des civilisations des Nations Unies et le Minority Rights Group.

Dans son discours de clôture, Mme Tulia Ackson, présidente de l’UIP, a souligné l’importance de cette conférence. « Nous avons convoqué cette conférence, a-t-elle déclaré, parce que nous voyons la souffrance dans le monde, les divisions dans la société, et que notre rôle en tant que parlementaires est d’œuvrer pour un monde meilleur. Malgré nos différences et nos difficultés, nous devons dire oui au dialogue, sinon nous perdrons les fondements-mêmes de notre humanité. »

Le sénateur Casini a lu le « Communiqué de Rome » qui a été adopté par la conférence. Le communiqué encourage tous les parlements, entre autres mesures, à renforcer les dispositions relatives à la liberté de religion ou de conviction dans la loi et dans la pratique ; à lutter contre les discours de haine et l’instrumentalisation de la religion ou des convictions ; à lutter contre les menaces numériques qui pèsent sur la démocratie et la dignité humaine ; à soutenir l’éducation à la paix ; et à envisager d’organiser une session parlementaire consacrée au dialogue interreligieux avec des représentants de toutes les communautés religieuses dans chaque nation.

Les participants à la conférence ont été invités à une audience spéciale au Vatican, où le pape Léon XIV s’est adressé à eux, les exhortant à considérer le service politique comme une forme noble de charité enracinée dans la vérité, la justice et le bien commun. Il a mis en avant l’exemple de saint Thomas More, le qualifiant de « martyr de la liberté et de la primauté de la conscience » pour son engagement inébranlable envers la vérité, jusqu’à la mort.

Le pape a souligné trois responsabilités essentielles pour les dirigeants politiques d’aujourd’hui : promouvoir le bien commun, en particulier la défense des marginalisés ; sauvegarder la liberté religieuse par le dialogue interreligieux ; et fonder les décisions sur le droit naturel en tant que fondement éthique commun. Il a également abordé le défi croissant de l’intelligence artificielle, avertissant que les progrès technologiques ne doivent pas compromettre la dignité ou la liberté humaine.

Le pape Léon a conclu en confiant le travail des législateurs à l’intercession de saint Thomas More, les encourageant à considérer la politique non seulement comme une carrière, mais comme une mission au service de la vérité, de la justice et de la dignité de chaque personne.