Le 24 août, deux groupes d’ambassadeurs de paix et de volontaires de la FPU se sont réunis simultanément pour commémorer le 30e anniversaire du tunnel sous la Manche : l’un à Coquelles, près de Calais, du côté français du tunnel ; l’autre à Folkestone, près de Douvres, du côté britannique. Inauguré par la reine Élisabeth et le président Mitterrand le 6 mai 1994, le tunnel sous la Manche avait été ouvert au public en juin de la même année. Au cours des 30 dernières années, des millions de personnes ont traversé la Manche avec des trains reliant Londres et Paris en un peu plus de deux heures.
Le tunnel relie deux nations qui avaient été en guerre pendant des siècles. Plusieurs projets de tunnel avaient été envisagés dès le début du 19e siècle, mais avaient régulièrement été enterrés par une méfiance mutuelle et par les guerres. Ainsi, après sa construction, le tunnel sous la Manche est devenu un modèle et une source d’inspiration pour les supporters de l’Autoroute internationale de la paix, ce projet lancé en 1981 par les fondateurs de la FPU à la10e Conférence internationale sur l’unité des sciences (ICUS) à Séoul, lorsque le projet d’un tunnel Japon-Corée a été annoncé pour la première fois. L’Autoroute internationale de la paix est devenue partie intégrante de la vision de la Fédération pour la paix universelle en 2005, lorsqu’un pont et un tunnel au détroit de Béring, reliant les continents asiatique et américain, ont été ajoutés au projet. Le fait de relier quatre grandes nations qui ont été en conflit au20e siècle, et qui joueront un rôle crucial dans le monde à venir, justifie le nom d’« Autoroute internationale de la paix ».
À 11 heures du matin, du côté français, à l’hôtel Holiday Inn de Coquelles, trois délégations d’Ambassadeurs de paix et de bénévoles de la FPU venant de France, de Belgique et de Grande-Bretagne se sont rassemblées. Deux assistants du parlementaire local Marc de Fleurian étaient présents, ainsi que le président du conseil d’administration de la FPU au Royaume-Uni, Keith Best, ancien parlementaire britannique, et son épouse. Plus de 40 participants étaient venus des régions de Londres, Bruxelles et Lille.
Après une brève introduction de Bénédicte Suzuki, membre de la FFPM dans le nord de la France, le co-président de la FPU Europe et Moyen-Orient, Jacques Marion, a présenté la vision et les activités de la Route de la paix dans le monde. Puis, dans un discours en français, Keith Best a relaté l’histoire mouvementée du tunnel sous la Manche, et les deux assistants parlementaires, François Kaczmierczak et Sandrine Démaret, ont donné leur message de soutien. Hugo Veracx, président de la FFFP pour l’Europe de l’Ouest, a expliqué la motivation des fondateurs pour le projet de la route de la paix. En conclusion, Patrick Jouan, vice-président de la FPU en France et organisateur de l’événement, puis l’Imam de la communauté Ahmadiyya du Nord de la France, M. Ussama, représentant les Ambassadeurs de paix, ont salué et remercié les participants.
Pour commémorer l’événement, une photo de groupe a été prise devant le tunnelier « Virginie », l’un des cinq tunneliers utilisés du côté français, qui est exposé sur un rond-point à Coquelles. Un déjeuner de célébration à l’Holiday Inn a conclu l’événement, après quoi un petit groupe d’Ambassadeurs de paix français et de dirigeants de la FPU a traversé la Manche pour rejoindre le groupe britannique qui s’était rassemblé à Douvres.
La FPU en Grande-Bretagne avait organisé pour ses membres un programme de visites de lieux historiques dans la région de Douvres en rapport avec l’entrée britannique du tunnel. La journée s’est terminée par un dîner festif à l’hôtel Dover Marina, où la délégation française a été chaleureusement accueillie par les Ambassadeurs de paix, les bénévoles et les invités britanniques. Représentant différentes cultures et religions, le groupe symbolisait le nouvel environnement mondial envisagé par l’Autoroute internationale de la paix – laquelle est, clairement, une idée dont le temps est venu !






