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Les jeunes : acteurs de paix

Mr. Khalil RaihaniKhalil Raihani

Consultant & Trainer/ Consultant & Formateur

khalilraihani@yahoo.fr

http://youth-partnership-eu.coe.int/youth-partnership/experts/kraihani/kraihani.html

Mesdames, Messieurs,

Chers collègues, chers amis,

Je me réjouis d’être avec vous aujourd’hui à Paris au siège de l’UNESCO  à l’occasion de la conférence européenne des dirigeants . Cette conférence qui aborde le thème d’ UNE NOUVELLE VISION DE PAIX ET DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN. Ce thème qui nous est cher en tant qu’ acteur des politiques de jeunesse et spécialistes du développement de la jeunesse et qu’est au cœur de nos préoccupations ainsi que celles de organisations de jeunesse qui aspirent à la paix, le vivre ensemble et à la participation :

La paix et la non violence figurent parmi les valeurs essentielles que défend tous acteurs de développement de la jeunesse.

Notre éducation familiale, cultuelle et nationale est une source du vivre ensemble et renforce l’engagement des jeunes pour la promotion des principes universels et à l’éducation à la paix et à la non violence.

Certains commentateurs et hommes politiques défendent l’idée selon laquelle la Déclaration universelle des droits de l’homme est l’expression de la culture occidentale, reposant sur la primauté de l’individu, alors que d’autres sociétés, en particulier en Afrique ou en Asie, accorderaient une plus grande valeur à l’harmonie au sein du groupe et à la protection des droits collectifs de la communauté.

Nous définissons la paix comme l’absence de violence et de guerre, englobant tous les facteurs –internes, sociaux et environnementaux – qui contribuent à la libre et pleine jouissance de l’existence.

Le rôle des jeunes dans leur diversité et de leurs organisations est de  contribuer à encourager les dialogues de paix dans des zones en conflit et post-conflit; en se basant aussi sur les ressources méconnues des cultures locales en faveur de jouer un rôle de MÉDIATEUR dans nos sociétés, la question d’être Médiateur n’est pas le sujet des grandes conférences internationales mais c’est un travail quotidien et de jour le jour, et dans des villages lointains ou il n’y a ni route ni électricité.

permettez moi de rendre hommage aux différentes associations de développement locales au Maroc pour leur engagement et adhésion  dans le développement humain et dans leurs partages de bonnes pratiques du développement sud-sud.

Le développement du travail jeunesse dans les régions de conflit est un instrument de paix, de gestion et de prévention des conflits, et de réconciliation post conflits. Et cela par des projets jeunesse en faveur du dialogue et de la paix. Ici je veux citer des initiatives comme la Campagne européenne  « Tous différents, tous égaux », et l’initiative jeunesse  de l’Alliance des Civilisations des Nations Unies, c’est important de soutenir des initiatives semblables, et je lance cet appel à vous ici présent , et à vos organismes, de montrer votre appui à vos jeunes et à ceux qui sont autour de vous.

Les jeunes ne sont pas un objet mais des acteurs qui participent à part égale avec les adultes.

Les décideurs politiques, les jeunes et les chercheurs doivent travailler la main dans la main pour garantir une participation active de notre jeunesse: participation, autonomie, co-responsabilité, diplomatie parallèle et rapprochement entre les peuples, renforcement des capacités, co-développement, diversité, dialogue interculturel et interreligieux.

Par cet appel, je souhaite faire entendre la voie des jeunes de minorité et les jeunes migrants et les jeunes en général.  Il ne suffit plus de travailler pour ces jeunes, il faut travailler pour et avec eux. Je  souhaite qu’il y a plus d’intérêt et de considérer la jeunesse comme une priorité de travail, de plaidoyer avec et pour que la jeunesse  bénéficie de plus d’appui et qu’elle soit aussi une priorité de nos décideurs politiques. Il est grand temps que la jeunesse prenne son importance dans les politiques publiques de nos pays, les mouvement démocratiques des jeunes arabe ont tiré cette sonnette d’alarme, et leur unique message était une société de dignité, de démocratie, d’égalité  et de liberté. Il faut une écoute active des jeunes ; quelle place ils occupent dans nos sociétés mais aussi et surtout dans mon organisation, dans le context dans lequel je travail.

Il faut une nouvelle représentation de la jeunesse dans nos société, c’est fini l’idée que la jeunesse est une victime qu’il faut protégé, ou que c’est  une mencace dont il faut se protéger.

Il faut se donner les moyens et utiliser les synergies pour construire une personnalité forte, équilibrée, riche de sa diversité culturelle, ethnique, cultuelle, et amener les autres à croire que notre diversité et nos appartenances sont une vraie richesse, une opportunité et un atout pour nos pays et pour les sociétés dans lesquelles nous vivons.

Cette réalité  doit être claire pour notre jeunesse, pour  faire face à nos propres représentations  et à celles de l’Autre , car notre jeunesse est  un pont de dialogue  intergenerationel , des acteurs de solidarité entre les générations. Des vecteurs des principes universels via l’éducation.

Notre responsabilité collective est de la soutenir pour qu’elle continue à  faciliter la communication, l’aider dans sa mission de compréhension mutuelle et de rapprochement avec l’Autre, pour réduire les représentations négatives et les préjugés des uns et des autres. Et surtout l’engagement des jeunes  dans la promotion de la paix: par l’éducation, par l’échange e

La promotion de la paix et de la non violence doit être comprise comme un concept aux variantes multiples, et dans ce sens il faut l’encadrer dans le paradigme en lien à la sécurité humaine. Elle se réfère d’une part au rejet de la violence armée, et inclut d’autre part de nombreuses autres valeurs telles que le respect et la promotion de la diversité, les droits fondamentaux, la solidarité, la durabilité environnementale et la justice globale.

L’adhésion à la paix implique par conséquent de contrecarrer ce qui sape ces valeurs, notamment la montée d’idéologies extrémistes, les discours haineux, la discrimination, les préjugés et les stéréotypes, l’intolérance, la violence, la pauvreté et la rareté/l’accès inégal exemples de terrain:

1-Jeune et résolution de conflits:

Le point de départ de toute initiative éducative dans ce sens, est de mener une réflexion sur « les idées nouvelles pour la résolution des conflits » en cherchant avec les jeunes y compris ceux originaires de différentes zones de conflit, et de tenter avec eux de trouver et  d’apporter des réponses pacifiques nouvelles aux conflits, et ce non pas pour leur propre région, mais pour les autres zones en crise.

Utilisant l’éducation non formelle, en se basant sur l’apprenant comme la pierre angulaire, en se basant sur ces attentes et comme acteur de son processus d’apprentissage par la réflexion et la pensée critique:

APPRENTISSAGE Mutuel, expérienciel, collectif et par l’expérience.

Des activités qui visent le changement des comportements et les représentations négatives sur l’autre, et avoir une expérience commune, avec un esprit de ne pas gagner le dialogue, on devient ainsi plus tolérant et développant une tolérance de ambiguïté et cela par des (jeux de rôle, ateliers, des activités interactive et amis des jeunes etc), ces activités sont destinées à répondre aux objectifs suivants :

démonter les préjugés et les stéréotypes parmi les jeunes ;

– faire prendre conscience aux générations futures les différences culturelles et sociales qui existent entre leurs régions mais aussi des similarités ;

– discuter ouvertement des différents points de vue politiques et des perspectives ;

– montrer que seul un dialogue mené sur un pied d’égalité peut concilier les différences entre les peuples en situation de conflit politique et social ;

– permettre aux participants de développer leurs propres projets.

En plus des diversités géographiques et culturelles, les valeurs sur lesquelles repose une culture de la paix comprennent les droits humains, la diversité, la solidarité, la justice mondiale, la sécurité humaine et le dialogue interculturel. Nous aimerions souligner qu’en période de crise économique il est très important de garantir la cohésion sociale et de garantir la sécurité aux individus et communautés.

2- L’éducation à la citoyenneté mondiale:

Les sujets que nous essayons d’ aborder lors de nos activités éducatives  et projets tendent à faire la lumière sur des questions de fond relatives à l’éducation à la citoyenneté mondiale.

Notre travail repose sur la conviction du fait que l’éducation à la citoyenneté mondiale est une « éducation holistique qui ouvre les yeux des individus aux réalités du monde et les incite à œuvrer pour davantage de justice, d’équité et de droits humains pour tous dans le monde » Dans cette perspective, « l’éducation à la citoyenneté mondiale recouvre l’éducation au développement, l’éducation aux droits humains, l’éducation au développement durable, l’éducation à la paix et à la prévention des conflits et l’éducation interculturelle, qui constituent les dimensions globales de l’éducation à la citoyenneté. »

OBJECTIFS

– L’éducation à la citoyenneté mondiale vise à éduquer les citoyens en matière de justice sociale et de développement durable.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale vise à ouvrir une dimension globale et une perspective holistique de l’éducation afin d’aider les individus à comprendre les réalités et processus complexes du monde d’aujourd’hui et de développer les valeurs, attitudes, connaissances et compétences qui leur permettront de faire face aux défis d’un monde inter connecté.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale aide les apprenants à comprendre certains des processus complexes qui conduisent à la violence et aux conflits à un niveau individuel, national et global et à prendre conscience de la façon dont ces conflits pourraient être prévenus ou résolus. En promouvant la connaissance de différentes cultures et en renforçant le rôle des individus en tant qu’acteurs dynamiques pour un monde plus juste et équitable pour tous, l’éducation à la citoyenneté mondiale tend à susciter des attitudes pouvant conduire à une résolution constructive et non violente des conflits.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale vise à développer des communautés d’apprentissage, au sein desquelles apprenants et éducateurs sont encouragés à travailler ensemble sur des questions globales.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale vise à stimuler et à motiver apprenants et éducateurs à se pencher sur des questions globales au travers d’un enseignement et d’une pédagogie novateurs.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale vise à mettre au défi les programmes et pratiques éducationnels formels et non formels en introduisant ses propres matière et méthodologie.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale vise à accepter la différence d’autrui et l’interdépendance ainsi qu’à donner à tous la possibilité de s’exprimer et de se comporter de façon solidaire.

– L’éducation à la citoyenneté mondiale aide les apprenants à trouver des alternatives dans leurs décisions d’ordre personnel ou public et de réfléchir aux conséquences de leurs choix, cultivant ainsi un esprit de « responsabilité globale de citoyens du monde ».

– L’éducation à la citoyenneté mondiale promeut la participation à l’action. En d’autres termes, elle invite les éducateurs et les apprenants à œuvrer de façon dynamique à un monde plus juste et équitable pour tous.

Je peux dire en général que l’éducation à la solidarité mondiales est complémentaire à l’éducation interculturelle, l’éducation à l’égalité, l’éducation au développement durable, l’éducation à la paix et l’éducation au développement – tout en partageant les mêmes préoccupations sur la pérennité de sociétés démocratiques et en ayant pour but la promotion de la paix et des valeurs démocratiques, et reconnaissant de ce fait le besoin croissant de politiques mondiales pour le développement durable et la solidarité humaine ;

L’éducation à la solidarité mondiales est fondée sur les valeurs qui visent à construire une culture de solidarité mondiale, à promouvoir l’égalité et le respect de la dignité de tous les êtres humains, et le dialogue interculturel ;

L’éducation à la solidarité mondiales est un important facteur de contribution à la création de sociétés justes dans lesquelles tous les individus ont les moyens d’accéder aux connaissances et aux compétences nécessaires pour comprendre leur environnement local et mondial, y participer, interagir de façon critique avec cet environnement, et relever les défis d’une société en évolution en tant que citoyens responsables d’un monde de plus en plus interdépendant ;

– la mondialisation croissante exige des compétences mondiales, permettant aux systèmes d’enseignement de prendre en compte de manière critique la persistance de la pauvreté et des inégalités aux niveaux local et mondial, et de reconnaître ainsi que l’interdépendance et la solidarité mondiales requièrent une approche de l’éducation fondée sur l’universalité des droits de l’homme.

Il ne faut pas faire les même erreurs , il faut apprendre du passé, Les processus démocratiques sont long, et il y a des personnes qui laissent leurs vies pour la démocratie, la question de la démocratie est une question d’éducation aussi, d’éducation avec et pour les jeunes,

En conclusion:

Les jeunes doivent bénéficier de plus d’écoute et ne plus les considérer comme des figurants, ils doivent avoir une place entière dans le leadership de nos organisations, de nos société et de nos organes de décision, en d’autres termes, la question de la jeunesse doit être une priorité de nos politiques publiques.

L’éducation est un sujet crucial et surtout l’éducation non formelle y compris l’éducation aux droits humains avec les jeunes; il faut investir et donner plis d’importance aux projets d’éducation non formelle, d’éducation à la citoyenneté, pour préparer une génération autonome, et bien préparer pour affronter les défis avec courage et éthique.

Finalement est sur la question de l’éducation SI ON DÉCIDE DE S’INSTRUIRE INDIVIDUELLEMENT ON VA Y ARRIVER PLUS VITE. MAIS SI ON CHOISIE D ALLEZ COLLECTIVEMENT , C’EST SUR ON VA Y ALLER PLUS LOIN ENSEMBLE. ET LE VIVRE ENSEMBLE SERA UNE RÉALITÉ , ON SENTIRA QUE LA DIVERSITÉ EST UNE RICHESSE, ET LE TÉMOIN DE RESPONSABILITÉ ET D’ENGAGEMENT SERA BIEN REMIS A LA GÉNÉRATION FUTURE AVEC UN ESPRIT DE SOLIDARITÉ ENTRE LES GÉNÉRATIONS.

Khalil RAIHANI