Le samedi 5 septembre, au siège parisien de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), s’est tenue une rencontre-débat consacrée à la mission et à la responsabilité des Ambassadeurs et Ambassadrices de paix. Cette rencontre a marqué le début d’une nouvelle saison d’activités pour le réseau français, avec la volonté de renforcer leur engagement en faveur de la paix, du dialogue et de la coopération.
M. Patrick Jouan, vice-président de la FPU France, a chaleureusement accueilli les participants, parmi lesquels plusieurs nouveaux invités, avant de présenter le principal intervenant, M. Jacques Marion, président de la FPU en France, en Europe et au Moyen-Orient.
Les fondements de la mission des Ambassadeurs de paix
M. Marion a commencé par rappeler les grandes étapes qui, depuis la fin de la guerre froide, ont conduit au lancement, en 2001, du réseau des Ambassadeurs de paix, alors que la FPU était encore connue sous le nom de « Fédération interreligieuse et internationale pour la paix mondiale ». Il a notamment rappelé le discours prononcé en 2000 par les fondateurs au siège des Nations Unies à New York. Ceux-ci y proposaient la création, au sein de l’ONU, d’un Conseil interreligieux destiné à compléter l’Assemblée des représentants politiques nationaux par une approche plus globale des conditions nécessaires à l’établissement d’une paix durable.
Il a ensuite présenté le contexte dans lequel le réseau des Ambassadeurs de paix fut lancé en 2001, notamment les attentats du 11 septembre. Lors d’une conférence internationale réunissant à New York les nouveaux Ambassadeurs de paix, le fondateur, Dr Sun Myung Moon, avait présenté quatre niveaux d’action nécessaires à la construction de la paix mondiale : promouvoir une éthique du cœur, fondement des valeurs universelles ; renforcer la famille, cellule de base d’une société de paix ; développer le dialogue interreligieux, afin de favoriser la conscience d’une commune appartenance à l’humanité ; et enfin renforcer le rôle des Nations Unies dans la recherche d’un dépassement des conflits et dans la construction de la paix.
Une vision fondée sur des valeurs universelles
M. Marion a ensuite présenté plusieurs éléments fondamentaux de la vision de la FPU qui sous-tendent cette approche. Il a notamment rappelé trois idéaux qui inspirent son engagement : aimer le Ciel, aimer l’humanité et aimer la nation.
Il a également souligné trois principes considérés comme essentiels à l’édification d’une société de paix : l’interdépendance, la prospérité mutuelle et les valeurs universelles.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de cultiver la paix avec un cœur parental, capable de dépasser les divisions, de rechercher la réconciliation et de considérer l’autre dans une perspective de responsabilité et de bienveillance. Cette approche a été illustrée par l’exemple de plusieurs grandes figures de paix du XXe siècle, notamment Mahatma Gandhi, Martin Luther King Jr. et Nelson Mandela, qui ont chacun œuvré, avec un profond engagement personnel, au dépassement des divisions ethniques, raciales ou religieuses.
Les Ambassadeurs de paix prennent la parole
À la suite de cette présentation, trois Ambassadeurs et Ambassadrices de paix ont partagé leurs réflexions sur les activités de la FPU, leurs perspectives et leurs recommandations pour poursuivre et développer le travail interreligieux en France.
Les intervenants étaient Mme Soraya Ayouch, docteure en psychopathologie clinique et chercheuse à l’Université Paris-Diderot ; M. Michel Raoust, président du Comité français des Scientologues contre la discrimination ; et M. Alhadje Aly Garba Kounta, membre de la Délégation permanente du Mali auprès de l’UNESCO.
Leurs interventions ont mis en lumière la diversité des expériences et des sensibilités représentées au sein du réseau, ainsi que l’importance de poursuivre les initiatives favorisant le dialogue et la coopération entre les différentes traditions religieuses et culturelles.
Un échange avec l’ensemble des participants a ensuite permis d’aborder librement différentes questions liées à la résolution des conflits, au dialogue interreligieux et au rôle que peuvent jouer les Ambassadeurs de paix sur le terrain.
Cette rencontre du 5 septembre a ainsi constitué un temps de réflexion, d’échange et de mobilisation. Elle a permis de réaffirmer la mission des Ambassadeurs et Ambassadrices de paix et d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement du réseau français, avec la volonté de renforcer les initiatives en faveur du dialogue interreligieux, de la coopération et de la construction de la paix au sein de chaque communauté.











