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Conférence internationale des dirigeants (ILC) – Août 2021 – Session 4

Session IV – « Le potentiel et les avantages liés aux activités commerciales et économiques avec la Corée du Nord » – 20 août 2021

Mr. Ole Toresen, Vice-Coordinator, IAED Europe and Middle East. Mrs. Marcia De Abreu, SG, WFWP Europe, Spain Dr. Pavel Leshakov, counselor at the Russian Embassy in the Republic of Korea, vice president of the European Association for Korean Studies, and former economic counselor to the Russian Embassy in the DPRK Herbert Friesacher, former agent for the Korea Trade-Investment Promotion Agency, Austria Tal Reshef, former director of the Asia-Israel Business Forum and emerging markets business consultant and lecturer in Israel

Cette session a été organisée conjointement par la FPU et l’Association internationale pour la paix et le développement économique (AIED – affiliée à la FPU).

M. Ole Toresen, vice coordinateur de l’IAED Europe & Moyen-Orient, a souhaité la bienvenue aux participants.

L’animatrice de la session était Mme Marcia De Abreu, secrétaire générale de la Fédération des femmes pour la paix mondiale Europe, une organisation affiliée à la FPU.

M. Pavel Leshakov, conseiller à l’ambassade de Russie en République de Corée, vice-président de l’Association européenne pour les études coréennes et ancien conseiller économique de l’ambassade de Russie en RPDC, a déclaré que la première décennie de la direction du président Kim Jong Un a apporté des changements fondamentaux dans la stratégie économique de la Corée du Nord, qui vise maintenant à réaliser la croissance économique par l’expansion du système de marché tout en maintenant la stabilité du régime par le renforcement de la gestion gouvernementale de l’économie.

Le commerce extérieur a augmenté de 20% entre 2012 et 2014, stimulé par l’expansion des acteurs impliqués et une plus grande autonomie accordée aux entités liées au commerce, a expliqué le Dr Leshakov. Une plus grande ouverture aux marchés mondiaux (principalement chinois) a conduit à une hausse rapide des biens de consommation et des importations de produits alimentaires, à l’émergence de réseaux de marchés privés et à un consumérisme croissant renforcé par la libre circulation des liquidités en devises étrangères. Indépendamment des exportations, la principale source de devises fortes venait des travailleurs nord-coréens envoyés à l’étranger pour y travailler.

Tous ces développements bénéficiaient aux activités commerciales et se révélaient potentiellement avantageux pour les acteurs étrangers, a déclaré le Dr Leshakov. Pourtant, les sanctions internationales strictes bilatérales imposées à la RPDC ont laissé peu de place à l’engagement de la Corée du Nord dans l’économie mondiale.

M. Herbert Friesacher, d’Autriche, ancien agent de l’Agence coréenne pour la promotion du commerce et de l’investissement, a donné des indications sur l’économie de la Corée du Nord en se fondant sur les résolutions adoptées par le huitième Congrès du Parti en janvier 2021. Les explications du président Kim Jong Un n’indiquent pas que le pragmatisme ou les réformes de marché ont été choisis comme solutions. M. Friesacher a expliqué 10 objectifs économiques présentés au Congrès du Parti, lesquels, avec les sanctions actuelles de l’ONU, semblent se concentrer sur l’autonomie : commerce extérieur, industrie, agriculture, boisement, construction et production de ciment, zones rurales, communications mobiles, tourisme, industrie nucléaire et relations avec la Chine.

La Corée du Nord a la chance de posséder la plupart des ressources minérales nécessaires à l’exploitation de ses propres industries métalliques et chimiques, a expliqué M. Friesacher, mais elle a besoin de capitaux, de technologies et de marchés d’exportation. La diffusion par câble est introduite, parce que c’est un moyen commode pour l’État de contrôler les médias.

M. Friesacher a dit qu’il doutait que les résolutions de la RPDC puissent stimuler les activités commerciales. De plus, comparée à la Corée du Sud, qui ne possède presque aucune matière première, la Corée du Nord en possède une quantité significative pouvant être utilisée pour son industrie. Cependant, les Nord-Coréens ont besoin de capitaux et de technologies pour développer leur industrie.

M. Tal Reshef, ancien directeur du Forum des affaires Asie-Israël, consultant et conférencier pour les marchés émergents en Israël, a déclaré que l’unification des deux Corées pourrait apporter d’importants avantages (économiques). Lorsqu’on traite avec une entreprise étrangère, il faut comprendre la culture du pays concerné, a-t-il dit. Néanmoins, lorsqu’on négocie avec une personne et qu’on essaie de la comprendre, la psychologie joue un rôle important.

Il croit comprendre que la RPDC n’est ni un pays socialiste ni un pays communiste ; c’est une dictature personnelle. Par conséquent, si nous pouvons rassurer le président Kim (car la peur est la plus forte des motivations), les possibilités et les avantages commerciaux deviendront évidents.

M. Reshef a déclaré que l’ouverture profiterait à l’économie nord-coréenne. Cependant, si elle s’ouvre au monde, la Corée du Nord craint le danger lié à l’influence des idées « extérieures », notamment de la Corée du Sud. Cependant, malgré leur régime communiste, le Vietnam et la Chine se sont ouverts au monde. Par conséquent, pour promouvoir le commerce et les activités commerciales en Corée du Nord, le président Kim Jong Un doit trouver un moyen d’ouvrir son pays sans se mettre en danger.

Conférence internationale des dirigeants (ILC) – Août 2021 – Session 3

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